Rome: Les 7 ans de pontificat de Benoît XVI relus par le cardinal Georges Cottier

Un guide serein et joyeux à la tête de l’Eglise

Rome, 19 avril 2012 (Apic) Dans un contexte de crises sociale et culturelle, l’ancien théologien de la maison pontificale, le cardinal suisse Georges Cottier, évoque l’espérance de Benoît XVI. Un pontificat marqué par la réalisation du Concile Vatican II et l’annonce de la joie chrétienne.

«Benoît XVI a à cœur la réalisation du Concile Vatican II», déclare le cardinal Cottier dans une interview publiée par le quotidien tessinois «Giornale del Popolo», le 19 avril 2012. «La clef pour comprendre ce pontificat à la lumière du Concile Vatican II est le discours que le pape a fait à la curie romaine à Noël 2005, où il a expliqué ce que signifie, dans l’Eglise, le renouvellement dans la continuité». Le prélat qui fêtera ses 90 ans le 25 avril prochain rappelle que Joseph Ratzinger a toujours été un professeur, qui vient d’une église très traditionnelle, celle de Bavière. A la «perte lente, constante et discrète de la foi» qui pousse les gens à s’éloigner de l’Eglise, Benoît XVI répond en accordant la priorité «au témoignage de la foi».

Dans sa première encyclique, Benoît XVI a parlé de l’espérance. Elle «est l’ouverture sur un avenir positif et plein de lumière», précise le théologien suisse. Les problèmes du chômage, et particulièrement celui des jeunes en Europe, étaient en germe il y a 20 ans, mais ils ne se posaient pas avec l’obsession d’aujourd’hui. «Face à ce vide, Benoît XVI a très bien perçu que la tentation est de désespérer ou de gâcher une vie qui semble ne pas avoir de sens. Au contraire, la réponse chrétienne est une parole de joie, une invitation à découvrir la beauté de la vie».

Un homme de Dieu

Comment qualifier Benoît XVI, s’interroge Cristina Vonzun? «C’est un homme de Dieu, répond le cardinal Cottier. La vie intérieure de Benoît XVI est plus pacifique» que celle de Jean Paul II. Le pape allemand «ne dramatise pas les situations, il n’est pas troublé par les événements. Il vit la joie qu’il prêche, sous la forme d’une sérénité profonde». (apic/gdp/cv/ggc)

19 avril 2012 | 17:06
par webmaster@kath.ch
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