Rome: Le premier ministre libanais Saad Hariri reçu par Benoît XVI le 20 février

Un homme engagé en politique pour lutter contre la corruption

Rome, 16 février 2010 (Apic) Benoît XVI recevra en audience au Vatican le premier ministre libanais Saad Hariri le 20 février 2010, a appris I.MEDIA de sources vaticanes. C’est la première fois depuis son arrivée à la tête du gouvernement libanais en septembre 2009 que le fils de l’ancien premier ministre, assassiné il y a 4 ans, sera reçu au Vatican.

Saad Hariri, né en 1970 en Arabie Saoudite, est président du Conseil des ministres libanais depuis septembre 2009, sous la présidence de Michel Sleiman. Il est l’un des fils de Rafiq Hariri, ancien premier ministre libanais musulman sunnite assassiné à Beyrouth le 14 février 2005.

Considéré davantage comme un homme d’affaires que comme un homme d’Etat, Saad Hariri s’est lancé en politique après l’assassinat de son père. Depuis 1996, il était à la tête d’une entreprise de travaux publics implantée en Arabie saoudite et créée par son père.

En entrant en politique, il s’est particulièrement engagé à mettre un terme à la corruption, à revitaliser l’économie et à libérer le Liban de l’influence de la Syrie.

Saad Hariri est à la tête du «Courant du Futur» et chef de la majorité au parlement libanais. En avril 2005, il s’est allié au chef des forces libanaises, le chrétien Samir Geagea, et au druze Walid Jumblatt au sein de «l’Alliance du 14 mars», la coalition victorieuse aux élections législatives.

Au préalable, début 2008, alors que la diplomatie du Saint-Siège s’activait pour tenter d’aider le Liban à sortir d’une forte crise institutionnelle et à parvenir à l’élection d’un président, Benoît XVI avait publiquement appelé les Libanais à la réconciliation nationale. Ainsi, lors de la prière de l’Angélus du 17 février 2008, le pape avait affirmé suivre «avec préoccupation les manifestations persistantes de tensions au Liban». Il avait mis en cause une «violence verbale inhabituelle» ainsi que la responsabilité de «ceux qui appuient directement leur confiance dans la force des armes et dans l’élimination physique de leurs adversaires». (apic/imedia/cp/js)

16 février 2010 | 13:45
par webmaster@kath.ch
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