Inde: Lancement de la construction du plus grand temple hindou du monde dans l'Etat du Bihar
Un monument de prestige
Patna, 28 novembre 2013 (Apic) L’Etat du Bihar, en Inde, a décidé de se lancer dans la construction du plus grand temple hindou jamais édifié. Le ministre-président du Bihar, Nitish Kumar, a dévoilé le 13 novembre à Patna, capitale de l’Etat, la maquette du ‘Virat Ramayan Mandir’. Ce complexe dépassera de loin les proportions du site d’Angkor Vat, au Cambodge, qui détient actuellement le record du monument religieux le plus vaste.
C’est sur le modèle du célèbre temple cambodgien que les plans du futur temple consacré à Ram, l’un des avatars du dieu Vishnou, ont été conçus, rapporte l’agence d’information des Missions étrangères de Paris «Eglises d’Asie». Ayant eu vent du projet en mars 2012, le gouvernement du Cambodge avait fait part immédiatement de son indignation. «Angkor Vat est unique, il ne peut en exister deux», s’était indigné le porte-parole du gouvernement cambodgien. Après avoir évité de justesse l’incident diplomatique, le gouvernement indien a ordonné en août 2012 de changer le nom du projet et de modifier les plans du temple afin qu’il ne soit pas qu’une réplique d’Angkor Vat.
En granit et en béton
Le ‘Viraat Ram Mandir’, qui sera édifié près de Kesarya, dans le nord du Bihar, présente un ensemble architectural composé d’un sanctuaire central étagé, au cœur d’un système de galeries et d’enceintes, entourées de douves, que surplombent des tours pyramidales (shikhars). Le complexe sera édifié en granit et en béton.
Depuis le lancement du projet il y a deux ans, les dimensions de l’édifice n’ont cessé d’augmenter; la hauteur du temple est ainsi passée de 45 mètres de haut à 134, et sa longueur devrait atteindre 877 mètres. Plus de 25 000 personnes pourront s’asseoir sur l’esplanade du temple principal. Le chantier devrait durer dix ans.
Si l’annonce de la construction semble avoir été favorablement reçue par la population de l’Etat, la question de son coût extrêmement élevé commence à faire polémique. La somme aujourd’hui prévue, qui oscille entre 35 et 59 millions d’euros, paraît disproportionnée à l’échelle d’un des Etats les plus pauvres de l’Inde. Les fonds viendront de dons privés et des fidèles de toute l’Inde, assure-t-on du côté des concepteurs du projet.(apic/eda/mp)



