Un mouvement religieux proche des déshérités

L’Armée du Salut est un mouvement religieux fondé en 1878 par le pasteur méthodiste anglais William Booth, ferme partisan du mouvement du Réveil. En 1877, dans le but de lui conférer une plus grande efficacité, il lui donne une structure militaire de laquelle les femmes ne sont nullement exclues. Comme le nom choisi l’indique, le but fondamental des «salutistes» est l’évangélisation.

Mais, rappelait William Booth, «pas de bénédiction possible si l’on a froid aux pieds». D’où la formule bien connue: «soupe, savon, salut», car cette «armée» mène également une vigoureuse action sociale en faveur des déshérités, aussi bien les «sans domicile fixe» et autres exclus des civilisations occidentales que les lépreux en Inde ou les forçats en Guyanne française (avant la suppression du bagne à laquelle son action a largement contribué). Elle lutte en outre contre les diverses formes sociales de la misère: alcoolisme, drogue, prostitution. Elle cherche à apporter réconfort matériel et dignité morale aux marginaux en ouvrant des asiles, des foyers et des hôpitaux . Son action est bien connue dans les pays où elle est implantée, car elle utilise des méthodes d’évangélisation élaborées à la fin du 19e siècle. Annoncer l’Evangile dans les rues, sur les places publiques aux abords des débits de boisson, attirant l’attention par ses uniformes, ses fanfares et ses cantiques. Certains lui reprochent de lutter contre les fléaux sociaux en négligeant parfois d’agir sur les causes, mais la foi de leurs membres, dans un cadre extérieur quelque peu désuet, fait l’admiration de tous.

L’Armée du Salut n’est pas une Eglise. Elle invite ceux qui sont touchés par son message à prendre contact avec l’Eglise protestante de leur choix. Elle est présente dans 106 pays du monde. (apic/ep/ba)

18 février 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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