Un mouvement très engagé
Rome: Le pape encourage les prêtres de «Communion et Libération» dans leur mission
Rome, 7 février 2013 (Apic) Benoît XVI a reçu, le 6 février 2013, les responsables de la Fraternité sacerdotale Saint-Charles Borromée, branche du mouvement italien «Communion et Libération» (CL). Le pape a évoqué la véritable amitié qu’il entretenait avec le fondateur de CL, don Luigi Giussani, décédé en 2005, et a encouragé les prêtres dans leur mission.
Au terme de l’audience générale, Benoît XVI a reçu une vingtaine de membres de la Fraternité, dont le nouveau supérieur général, le Père Paolo Sottopietra. Ce dernier succède au Père Massimo Camisasca, récemment nommé évêque de Reggio Emilia, dans le Nord de l’Italie, lui aussi présent. Le président de CL, le Père Julián Carrón, participait aussi à cette audience.
Le pape a mis l’accent sur sa proximité avec le mouvement. Il a précisé que le nouveau supérieur général était déjà proche de sa théologie. «Je suis content d’être avec vous, aussi bien spirituellement qu’intellectuellement et que nous puissions rendre notre travail fécond de façon réciproque», a ajouté Benoît XVI.
Un «mea culpa» dans la presse italienne
Il a également évoqué sa véritable amitié avec le fondateur de CL, dont il avait célébré les obsèques en 2005, peu avant d’être élu pape.
Depuis de nombreuses années, le pape entretient de très bonnes relations avec ce mouvement très engagé dans la société, né à Milan à la fin des années 60. A peine élu pape, il a demandé à quatre femmes, laïques consacrées du mouvement des ’Memores Domini’, composé de membres de CL, de travailler à son service.
Au fil de ses nominations, Benoît XVI n’a cessé de confirmer sa confiance envers CL. Cela malgré les fréquentes critiques de la part de la presse italienne, qui attaque régulièrement les membres du mouvement occupant des responsabilités politiques ou économiques en Italie.
Les médias de la Péninsule dénoncent souvent un mélange des genres entre sphère publique et Eglise catholique. Suite à l’implication de CL dans plusieurs affaires, le président Julián Carrón a publié une lettre ouverte de «mea culpa» dans la presse italienne. Le message appelait les membres du mouvement à revenir à l’esprit des origines. (apic/imedia/mm/rz)



