Un numéro gratuit, «L’Alco-ligne» – 0848 800 808 – sera à disposition les 12 et 13 novembre de toutes personnes concernées de près ou de loin par le problème, souhaitant obtenir des renseignements, des adresses ou des conseils.

Qu’est-ce que l’alcoolisme?

L’alcoolisme est une maladie dont on peut se rétablir; être alcoolique n’est pas une faiblesse de caractère, un vice ou une perversion. Les causes qui contribuent à l’émergence de cette maladie sont multiples: hérédité, troubles psychologiques et influences de l’environnement social et culturel. On ne devient pas alcoolique du jour au lendemain. C’est après de nombreuses années de consommation excessive qu’une personne ne peut plus vivre sans alcool. L’alcool lui a d’abord permis de se sentir mieux dans sa tête; puis son corps, après une longue période d’accoutumance, ne peut plus s’en passer. Une fois physiquement accroché, le malade alcoolique n’est presque plus en mesure de sortir seul de sa dépendance. L’envie et le besoin d’alcool occupent toutes ses pensées et modifient son comportement.

L’entourage aussi ressent de plus en plus les conséquences de la dépendance alcoolique. De nombreux proches souffrent d’angoisses ou de dépressions: ils se sentent dévalorisés et abandonnés. Par amour pour le malade alcoolique, mais aussi peut-être par peur que l’alcoolisme soit repéré ou que la famille se brise, les proches ont souvent envie de le protéger, de l’aider dans ses difficultés avec l’alcool. Ils risquent alors de tomber dans une complicité piégeante: la co-dépendance. Sans le vouloir, et au prix de leur propre santé, les proches vont renforcer le comportement alcoolique du malade, qui va pouvoir continuer à boire, puisque tout va bien. Pour aider à résoudre le problème d’alcool, les proches doivent modifier leur propre comportement, plutôt que de se focaliser sur la personne dépendante. (apic/ispa/ab)

27 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
Partagez!