France: Nicolas Sarkozy veut reconquérir l’électorat catholique
Un président mal-aimé des catholiques
Paris, 30 septembre 2010 (Apic) Selon le journal «La Croix», le chef de l’État français, qui rencontrera le pape le 8 octobre à Rome, multiplie les signaux en direction des catholiques. Un électorat traditionnellement acquis à la droite, mais qui s’éloigne depuis 2007.
Au lendemain des critiques de l’Église contre la politique du gouvernement en matière de lutte contre l’immigration illégale, Nicolas Sarkozy multiplie les gestes en direction des catholiques.
Il profitera jeudi 30 septembre d’un déplacement dans l’Yonne pour une visite «privée» de la basilique de Vézelay, chère au cœur de François Mitterrand, grand connaisseur des hauts lieux de la spiritualité, mais où Nicolas Sarkozy n’était encore jamais allé.
Il verra le film consacré aux moines de Tibhirine
Le président a également fait savoir qu’il verrait vendredi 1er octobre au soir à l’Élysée le film à succès de Xavier Beauvois Des hommes et des dieux, qui retrace l’aventure des moines de Tibhirine. Le film lui sera projeté dans la salle de cinéma aménagée par Georges Pompidou au deuxième sous-sol de l’Élysée. Surtout, le chef de l’État se rendra à Rome le 8 octobre pour rencontrer Benoît XVI.
Tourner la page des tensions
À dix-huit mois de l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy cherche ainsi à tourner la page des récentes polémiques. Cet été, des représentants de l’Église catholique avaient exprimé leurs désaccords avec les renvois groupés de Roms. Le pape avait appelé de son côté à «accueillir les légitimes diversités humaines».
Une déclaration qui avait suscité une avalanche d’interprétations, sur lesquelles Nicolas Sarkozy et Benoît XVI s’expliqueront la semaine prochaine. Pour le président, toujours très bas dans les sondages, il devient urgent de ramener à lui un électorat qui lui est traditionnellement acquis mais qui a tendance à s’éloigner depuis 2007.
Chute de popularité
En mai 2007, la cote de popularité du président de la République atteignait 59 % pour l’ensemble des Français et 74 % chez les catholiques pratiquants ; elle a chuté respectivement à 37 % et 56 % en février-septembre 2008. Aujourd’hui, un catholique pratiquant sur deux est mécontent de l’action du chef de l’État. (apic/lc/js)



