Syrie: Plus de 300 combattants acceptent un accord pour déposer les armes
Un prêtre syro-catholique dans le groupe de médiation
Homs (Syrie), 10 juillet 2012 (Apic) Le mouvement de la société civile syrienne Mussalaha , auquel appartient le prêtre syro-catholique, Michel Naaman, a réussi à obtenir, le 9 juillet 2012, un accord avec un groupe de l’opposition politique. Plus de 300 combattants des différentes factions armées de Homs ont accepté de déposer les armes et de continuer une opposition politique non armée, rapporte l’agence d’information catholique Fides, le 10 juillet 2012.
Le mouvement Mussalaha (Réconciliation) bénéficie de la confiance de toutes les parties en cause, de familles, de clans, de communautés diverses, de secteurs du gouvernement et de l’opposition armée. Les quelques 300 combattants sont pour la plupart des jeunes qui se trouvaient barricadés dans les différentes ruelles de la vieille ville d’Homs, encore actuellement assiégées par les forces de l’armée syrienne. Dans l’ensemble, on estime que les combattants armés se trouvant à l’intérieur de la vieille ville seraient plus de 1’000.
D’autres combattants pourraient suivre cet exemple
Outre le Père Michel Naaman, le comité Mussalaha compte des responsables religieux musulmans et différents responsables de la société civile ainsi que des représentants de communautés. Après un long effort de médiation, le comité est parvenu à un résultat considéré comme impensable jusqu’au 9 juillet : Le Père Naaman souligne que «les 300 combattants prêts à déposer les armes sont des jeunes et des adolescents qui avaient décidé de se battre subjugués par l’esprit et les idéaux de la révolution. Parmi eux se trouvent des parents, des enfants, des amis de personnes faisant partie de Mussalaha et ceci a grandement facilité le dialogue et l’accord. Ce sont les enfants du peuple syrien».
Les jeunes ont reçu des garanties de la part de l’armée syrienne, qui a affirmé qu’une fois les armes déposées, ils seront libres et pourront continuer à mener une opposition politique non violente. Le comité Mussalaha se portera garant de leur salut et de leur liberté. Il n’est pas exclu, remarquent les responsables de Mussalaha, que de nombreux autres combattants suivent cet exemple et se placent sous la protection du Comité de réconciliation. (apic/fides/rz)



