«Un problème qui traîne depuis longtemps»
Rome: Le sujet de la taxe foncière de l’Eglise éludé lors de l’anniversaire des Accords du Latran
Rome, 17 février 2012 (Apic) Les autorités italiennes ont reçu, le 16 février 2012 à l’Ambassade d’Italie auprès du Saint-Siège à Rome, les responsables du Vatican comme chaque année à l’occasion de l’anniversaire des Accords du Latran (11 février 1929) et celui de la révision du Concordat (18 février 1984). Le sujet du paiement de la taxe foncière pour les bâtiments de l’Eglise exploités à des fins commerciales, évoqué récemment par le président du Conseil italien Mario Monti, n’a été officiellement été abordé, a indiqué l’ambassadeur d’Italie à l’agence I.Media.
Sur fond de crise économique et à la demande de l’Union européenne, le gouvernement italien souhaite mettre fin à un statut d’exception qui veut que les immeubles appartenant à l’Eglise catholique italienne soient exemptés de taxes foncières, y compris pour les locaux à usage commercial. Mario Monti souhaite que cette exemption ne s’applique plus qu’aux immeubles, ou fractions d’immeubles, qui abritent exclusivement des activités non commerciales. En seraient alors exemptées les activités de culte ou à caractère social, ce que tient à conserver l’Eglise.
«L’Italie doit être reconnaissante à l’Eglise catholique pour son travail, mais il est juste qu’elle paie la taxe foncière», a déclaré le président de l’Union des démocrates du centre (UDC), Pier Ferdinando Casini. «Il s’agit d’un choix du gouvernement qui va résoudre un problème qui traînait depuis longtemps», a affirmé pour sa part le président du Sénat, Renato Schifani.
La question n’a, semble-t-il, pas été directement évoquée lors de la rencontre du 16 février. «On a parlé de tout, sauf de la taxe foncière», a déclaré à la presse l’ambassadeur d’Italie auprès du Saint-Siège, Francesco Maria Greco.
Manifestation des radicaux
Le gouvernement Monti était largement représenté au «Palazzo Borromeo» pour cette réception annuelle. Une série d’entretiens a eu lieu entre Mario Monti, le ministre des Affaires étrangères Giulio Terzi, le président de l’épiscopat italien, le cardinal Angelo Bagnasco, le cardinal secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone et le secrétaire pour les relations avec les Etats, Mgr Dominique Mamberti.
Le président de la République, Giorgio Napolitano, a jugé que ces rencontres s’étaient «bien passées», tout en précisant qu’il n’en était pas le principal protagoniste. Dehors, des radicaux italiens ont manifesté pour demander l’abolition du Concordat et dénoncer les Accords du Latran. (apic/imedia/mm/ami/nd)




