Rome: Décès du cardinal Angelini, premier ›ministre de la santé’ du Vatican
Un proche de l’ancien président Andreotti
Rome, 23 novembre 2014 (Apic) Le cardinal Fiorenzo Angelini, président émérite du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, est décédé dans la nuit du 21 au 22 novembre 2014, à l’âge de 98 ans. Au terme de ses obsèques, qui seront célébrées le 24 novembre en la basilique Saint-Pierre, le pape François présidera la prière du «dernier Adieu».
Après le décès du cardinal Angelini, le collège cardinalice compte 209 membres, dont 113 cardinaux électeurs.
C’est Pie XII, en 1956, qui nomma évêque le prêtre romain Fiorenzo Angelini, qui était alors aumônier de l’Action catholique masculine mais aussi délégué diocésain pour les hôpitaux et les maisons de santé. Jean XXIII nomma ensuite Mgr Angelini aumônier national des médecins catholiques italiens. S’ajouta à cette charge celle de la pastorale des aumôniers d’hôpitaux. De 1977 à 1985, il fut également évêque auxiliaire du diocèse de Rome.
En parfaite syntonie avec Jean Paul II, il fut le premier président du Conseil pontifical de la pastorale de la santé, à la fondation de ce dicastère en 1985. Il fut créé cardinal en 1991.
Le cardinal Angelini était très proche de l’une des figures les plus marquantes de la scène politique italienne de la seconde moitié du XXe siècle, Giulio Andreotti, un des principaux responsables de la Démocratie chrétienne.
Engagé dans la défense de la vie
En 2006, marquant les 50 ans d’épiscopat et les 90 ans du cardinal Angelini, Benoît XVI salua son engagement dans le domaine de la pastorale de la santé. Fermement convaincu que «la défense de la vie et l’attention pastorale à la souffrance humaine dépassent les barrières idéologiques», écrivait le pape au prélat italien, «vous avez suggéré d’accomplir des visites et de participer à des congrès dans différentes nations, dans les situations politiques les plus diverses et difficiles, pour porter partout l’annonce des valeurs humaines et chrétiennes fondamentales, et pour inviter chacun à unir ses efforts au service de la personne souffrante».
Le cardinal Angelini fut l’un des promoteurs de l’ouverture du procès en béatification du généticien français Jérôme Lejeune. (apic/imedia/ami/rz)



