Bahreïn: AED donne 500'000 euros pour la construction de Notre-Dame d'Arabie
Un projet d’espérance pour les chrétiens de la Péninsule arabique
Manama, 25 mars 2014 (Apic) L’œuvre d’entraide catholique Aide à l’Eglise en détresse (AED) a offert 500’000 euros pour la construction de la cathédrale catholique Notre-Dame d’Arabie, à Bahreïn. L’édifice, devisé au total à 20 millions d’euros, représentera un signe d’espérance et de reconnaissance pour les chrétiens de la Péninsule arabique. Il sera également capital dans une région où les travailleurs chrétiens issus de l’immigration ne cessent d’augmenter.
Le roi du petit Etat de Bahreïn, où vivent 140’000 catholiques, a récemment accepté d’offrir un terrain de 9’000 m2 pour la construction de Notre-Dame d’Arabie, qui doit servir de cathédrale au vicariat d’Arabie du Nord.
Dans un article publié sur son site internet, AED explique avoir soutenu le projet parce qu’il est capital pour la Péninsule. Bahreïn est très proche du Qatar et de l’Arabie Saoudite, accessible même en voiture puisque les deux pays sont reliés par un pont. 1,5 millions de catholiques vivent dans le royaume wahhabite qui interdit, pour des raisons religieuses, la construction d’églises sur son sol.
L’église du Sacré Cœur, qui peur contenir 1’000 personnes, est toujours bondée et près de 500 fidèles doivent régulièrement suivre la messe de l’extérieur. La future cathédrale pourra contenir jusqu’à 2’600 personnes. Le projet comporte également un centre de retraite et de formation pour toute l’Eglise de la région.
Le travail essentiel de l’Eglise en Arabie
Les avancées dans le financement de la construction de Notre-Dame d’Arabie sont à mettre en particulier au compte de Mgr Camillo Ballin, vicaire apostolique d’Arabie du Nord. Le missionnaire combonien d’origine italienne parcoure en effet le monde à la recherche de soutien pour le projet. Il était venu notamment à Fribourg en mars 2013, sous l’égide d’AED, pour présenter la situation et les perspectives d’avenir de l’Eglise catholique dans sa région. Il avait notamment expliqué à l’Apic que les quelque 2,3 millions de catholiques immigrés de la Péninsule arabique ont des conditions de vie sont souvent précaires. Ils n’ont pas de protection sociale. Pour eux, les lois sur le travail sont inexistantes. Quand ils perdent leur travail et n’ont plus de contrat, ils deviennent des illégaux, passant parfois des mois à rechercher un nouvel employeur. Sans revenus, ils ne peuvent plus envoyer d’argent à leur famille sur place ou restée au pays.
Mgr Ballin avait ainsi mis en lumière l’importance du travail de soutien social et spirituel réalisé par l’Eglise dans la région. (apic/arch/ag/rz)



