Un projet qui a déjà fait des vagues dans ce pays à majorité catholique
Espagne: Le gouvernement veut une «libéralisation» de la loi sur l’avortement
Madrid, 28 septembre 2009 (Apic) Le gouvernement espagnol a décidé de poursuivre la «libéralisation» de la loi sur l’avortement. Le cabinet du Premier ministre Jose Luis Rodriguez Zapatero a adopté, le 26 septembre, un projet de loi qui remplacera la forme actuelle d’indication spécifique par une solution des délais.
Selon ce projet, les interruptions de grossesse pourront à l’avenir avoir lieu sans être punissables jusqu’à la 14e semaine. Dans des cas particuliers, comme lors de mise en danger de la santé de la mère ou de lésions graves du fœtus, l’avortement pourra être pratiqué jusqu’à la 22e semaine. Les jeunes filles entre 16 et 18 ans pourront choisir d’avorter sans le consentement de leurs parents.
Cette disposition figurait déjà dans un avant-projet, approuvé il y a quatre mois par le Cabinet du premier ministre. Elle avait donné lieu, dans le public, à de violentes protestations. Mais le gouvernement l’a maintenue dans la nouvelle loi.
Le projet de loi va maintenant être présenté au Parlement et doit être approuvé par la majorité absolue pour entrer en vigueur. L’Eglise catholique a maintes fois protesté contre la «libéralisation» de l’avortement.
En vertu de la législation actuellement en vigueur et qui date de 1985, les avortements sont en principe interdits en Espagne. Cependant, certaines indications relativement vastes, telles que viol, malformation de l’enfant, danger pour la santé physique ou mentale de la mère, permettent d’avorter. (apic/w/bal/js)



