Un «serviteur efficace des institutions»
Rome: Le Vatican salue la mémoire de Giulio Andreotti
Rome, 7 mai 2013 (Apic) Giulio Andreotti fut «un acteur particulièrement influent de la vie politique italienne et un serviteur efficace des institutions publiques de la Péninsule», a affirmé le Secrétaire d’Etat du Saint-Siège, le cardinal Tarcisio Bertone, après la mort de l’homme d’Etat italien, le 6 mai 2013, à l’âge de 94 ans.
Dans un télégramme adressé à l’épouse de Giulio Andreotti, le cardinal Bertone a salué l’existence longue et féconde de celui qui était «un homme de foi et un enfant fidèle de l’Eglise». Le numéro deux du Saint-Siège a aussi souhaité le réconfort de l’espérance chrétienne pour ceux qui pleurent sa disparition.
Une figure marquante de la politique italienne
Giulio Andreotti a été l’une des figures les plus marquantes de la scène politique italienne – et particulièrement du puissant parti de centre-droit de la Démocratie chrétienne – pendant toute la seconde moitié du XXe siècle.
D’origine romaine, Giulio Andreotti a mené une brillante carrière politique. Il a été président du Conseil des ministres à trois reprises, a dirigé sept gouvernements, a été ministre de l’Intérieur à deux reprises, trois fois ministre de la Défense, et ministre des Affaires étrangères durant sept ans.
Il fut nommé sénateur à vie en 1991 par le président de la République italienne de l’époque, son ami Francesco Cossiga, au moment où la Démocratie chrétienne commençait à se déliter sérieusement.
Des zones d’ombre
Giulio Andreotti s’était construit un impressionnant réseau et entretenait de bonnes relations avec de nombreux acteurs de la vie publique, notamment avec l’Eglise. Sa vie comporte néanmoins des zones d’ombre. Son nom fut évoqué dans de nombreuses affaires qui ont secoué la scène politique italienne dans les années 1970 et 1980, en particulier l’enlèvement et le meurtre du leader démocrate-chrétien Aldo Moro, grand défenseur du «compromis» avec le Parti communiste italien. Accusé de collusion avec la mafia à la fin des années 1990, l’homme politique a par la suite été acquitté. (apic/imedia/cp/rz)



