«Un signal divin», estime un prélat congolais
Rome: Synode: L’élection d’Obama: une nouvelle ère dans l’histoire du peuple africain?
Rome, 6 octobre 2009 (Apic) L’élection de Barack Obama à la tête des Etats-Unis serait un «signal divin» marquant la fin de la «Route de l’esclave» africain et le début d’un «partenariat des matières grises» entre le nord et le sud de la planète, estime Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque de Kinshasa (République démocratique du Congo).
Le prélat s’est exprimé lors de la 2e congrégation générale du 2e synode sur l’Afrique, dans la soirée du 5 octobre 2009, sur la situation internationale 14 ans après l’Exhortation apostolique de Jean Paul II Ecclesia in Africa.
Analysant «la tournure que prend la géopolitique contemporaine», Mgr Monsengwo a ainsi jugé que celle-ci paraissait «être l’aboutissement de la ›Route de l’esclave’ (africain, ndlr) des 15e et 16e siècles, considérée comme un plan de Dieu ’pour le salut de la multitude’».
«Et si l’élection d’un noir à la tête des Etats-Unis d’Amérique était un ›signal divin’ et une alerte de l’Esprit saint pour une réconciliation des races et des ethnies, pour des relations humaines pacifiées ?», s’est alors interrogé, avec lyrisme, le prélat africain. En particulier, Mgr Monsengwo a souhaité «que cesse ›le partenariat de matières premières’» au bénéfice d’un «›partenariat des matières grises’ dans les relations nord-sud».
Ses propos semblaient faire écho à ceux tenus la veille par le cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, le rapporteur de cette assemblée synodale, qui avait estimé que l’Eglise semblait prête à élire un pape africain, s’appuyant sur la récente élection aux Etats-Unis d’un président d’origine afro-américaine, mais aussi sur la brillante carrière du Ghanéen Kofi Annan, ancien secrétaire général des Nations unies. «Si Dieu veut un jour un pape noir, rendons grâce à Dieu», avait particulièrement affirmé l’archevêque ghanéen. (apic/imedia/cp/pr)



