Rome: Le roi Abdallah II de Jordanie reçu par le pape François le 29 août

Un souverain engagé dans le dialogue interreligieux

Rome, 27 août 2013 (Apic) Le roi Abdallah II de Jordanie sera reçu au Vatican par le pape François le 29 août 2013, a annoncé le Bureau de presse du Saint-Siège deux jours plus tôt. Très engagé dans le dialogue interreligieux, le roi de Jordanie sera le premier souverain à se voir accorder une audience privée depuis l’arrivée du nouveau pontife.

Le roi de Jordanie, fils aîné du roi Hussein, sera ainsi accueilli avec sa délégation par le pape puis par les responsables de la Secrétairerie d’Etat, comme c’est l’usage. Son épouse, la très populaire Rania, sera présente.

«Cette audience a été fortement souhaitée par le pape François», ont expliqué à I.MEDIA des sources diplomatiques vaticanes, relevant que son agenda ne prévoyait d’ailleurs pas, à l’origine, d’audiences officielles au cours du mois d’août.

600’000 réfugiés syriens

Cette rencontre aura lieu sur fond de tensions croissantes en Syrie, pays limitrophe. La Jordanie est l’un des principaux lieux d’accueil pour les réfugiés syriens, avec près de 600’000 personnes réparties dans les camps, villes et villages. Ils pourraient représenter dès 2014 près de 40 % de la population, selon les ONG locales. Le camp de Zaatari, à la frontière, avec plus de 100’000 réfugiés, est notamment devenu la 5e ville du pays en termes de population.

En mai 2009, le roi Abdallah II avait reçu Benoît XVI au début de son voyage en Terre sainte. A cette occasion, le pape avait défendu la liberté religieuse, il avait salué le rôle d’Amman dans la paix au Moyen-Orient et loué le rôle des chrétiens dans la société.

Les chrétiens représentent environ 5 % de la population jordanienne. Beaucoup d’entre eux viennent de Palestine et d’Irak, issus de familles de réfugiés. Bien insérés dans la société, ils sont épargnés par les vagues de violence embrasant actuellement le Moyen-Orient. La Jordanie n’a en effet été que peu touchée par les révoltes arabes des deux dernières années.

Le roi de Jordanie s’efforce de montrer une certaine attention à l’égard des chrétiens, rencontrant à intervalles réguliers les autorités religieuses locales. Il est surtout très engagé dans le dialogue interreligieux. Le Royaume de Jordanie est ainsi à l’origine de la lettre «Une parole commune» signée par 138 dignitaires musulmans en signe de réconciliation avec l’Eglise catholique après la crise de Ratisbonne (Allemagne), en septembre 2006. (apic/imedia/mm/mp)

27 août 2013 | 14:37
par webmaster@kath.ch
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