Un texte «bref, incisif et très clair»

Rome: Le Vatican prépare un document sur la formation des prêtres

Rome, 19 août 2009 (Apic) Le Vatican va publier un texte «bref, incisif et très clair» sur la formation des candidats au sacerdoce. Il devrait être prêt à la fin de l’Année sacerdotale qui a débuté en juin dernier. Ce document est à l’étude auprès de la Congrégation romaine pour l’Education catholique. Dans ce but, elle a l’intention de convoquer ces prochains mois la Commission interdicastères permanente qui s’occupe de la formation des candidats aux ordres sacrés, a déclaré l’archevêque français Jean-Louis Bruguès, secrétaire de la Congrégation pour l’éducation catholique.

Dans une interview accordée à l’Osservatore Romano en date du 19 août, Mgr Bruguès rappelle que sa Congrégation a la responsabilité de 1’200 universités catholiques partout dans le monde, de 2’700 séminaires et de 250’000 écoles catholiques. La Congrégation pour l’évangélisation des peuples est responsable pour l’Afrique et l’Asie. «Ce sont des milieux naturels dans lesquels l’Eglise participe à l’élaboration de la culture d’un pays déterminé. (…) Ils constituent ainsi une possibilité pour l’Eglise et aussi pour la société, parce que ce grand effort pédagogique que nous accomplissons depuis des siècles, nous le mettons au service de la communauté humaine».

Mettre les meilleurs prêtres au service de la formation des séminaristes

Mgr Bruguès, à propos de la formation des candidats au sacerdoce, estime que «nous devons faire comprendre aux séminaristes ce message: vous avez été choisis, et c’est un honneur, soyez heureux d’être prêtres. Je voudrais que le séminaire soit une école de la joie d’être prêtre. C’est la première dimension. Et la seconde est que la formation offerte dans les séminaires soit la meilleure possible. Quand nous recevons des évêques en visite ad limina, notre préfet aime à répéter: ’N’hésitez pas mettre au service de la formation des séminaristes les meilleurs de vos prêtres, cela en vaut la peine’».

A propos de la formation des prêtres, le secrétaire de la Congrégation pour l’éducation catholique est d’avis que les situations peuvent être très diverses au sein de l’Eglise, étant donné qu’il y a des pays où l’on souligne avant tout la dimension sociale, le rôle social du prêtre: «je l’ai vu en Afrique, en Amérique latine, en Corée… Le prêtre joue un rôle non seulement au sein de la communauté, mais également à l’intérieur de la société. Par contre, on note, dans les sociétés très sécularisées, une diminution du rôle social exercé par le prêtre. Avec peut-être l’exception de l’Italie, où je trouve que, même si la société s’est sécularisée, l’Eglise a su rester populaire et très présente dans la vie sociale comme dans la vie politique».

Mgr Bruguès souligne que les deux aspects du prêtre créent nécessairement une tension, «et cette tension est bénéfique. C’est normal que le prêtre ait un rôle social, parce qu’il est un pasteur, (…) le chef d’une portion du peuple de Dieu, comme l’a dit le Concile Vatican II. Et à ce tire, il a par conséquent une visibilité sociale. Et c’est également un médiateur entre le ciel et la terre: il manifeste le Christ, agit au nom du Christ. Par conséquent, je pense qu’il est nécessaire que cette tension soit maintenue». (apic/os/be)

19 août 2009 | 17:10
par webmaster@kath.ch
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