Rome: Vatican II est resté fidèle au magistère de l’Eglise, estime Mgr Fernando Ocariz

Un théologien espagnol répond aux lebvristes

Rome, 2 décembre 2011 (Apic) Dans un article paru le 2 décembre 2011 dans les colonnes de «L’Osservatore Romano», Mgr Fernando Ocariz, l’un des quatre experts ayant participé aux récentes discussions doctrinales entre Rome et la Fraternité Saint-Pie-X, affirme que les «nouveautés enseignées par le Concile Vatican II ne contredisent en rien, sur le plan doctrinal, l’ensemble du magistère de l’Eglise».

A l’approche du 50e anniversaire de la convocation du Concile Vatican II (1962-1965), le 25 décembre 1961, l’article du quotidien du Vatican est revenu sur «la réception et l’application des documents conciliaires». Le théologien espagnol, spécialiste de la liberté religieuse, y évoque les «lumières et les ombres» concernant la réception et l’application de l’assise conciliaire. Il rappelle la nature de l’adhésion intellectuelle qui est due aux enseignements du Concile, sur la continuité de certains enseignements conciliaires avec les enseignements précédents du magistère de l’Eglise.

Nier l’essence même de l’Eglise

De toute évidence, les propos du numéro deux de la Prélature de l’Opus Dei s’adressent à l’aile la plus traditionnelle de l’Eglise, et plus spécifiquement aux fidèles lefebvristes. Des propos qui interviennent alors que la Fraternité Saint-Pie-X vient de faire savoir qu’elle ne pouvait accepter, en l’état, le préambule doctrinal soumis par Rome en vue de son retour dans la pleine communion avec l’Eglise catholique.

Mandaté par Benoît XVI pour dialoguer avec les lefebvristes d’octobre 2009 à avril 2011, le prélat souligne que si le Concile avait une «visée pastorale», celui-ci n’en était pas moins «doctrinal». Mgr Ocariz rappelle que le Concile n’a défini aucun dogme et que ses enseignements ont été marqués par «un charisme de vérité» et «pourvus de l’autorité du Christ». «Refuser cela à l’ensemble de l’épiscopat réuni ’cum Petro et sub Petro’ pour apporter un enseignement à l’Eglise universelle serait nier une partie de l’essence même de l’Eglise», conclut-il.

Des espaces de liberté théologique

Selon le théologien, les nouveautés enseignées par Vatican II, même si elles n’ont pas encore été formulées par le magistère, ne contredisent pas les documents magistériels précédents sur le plan doctrinal. Ces «nouveautés» conciliaires sont celles que réfutent les fidèles traditionalistes, soit la collégialité épiscopale, la liberté religieuse, l’œcuménisme et le dialogue interreligieux.

Mgr Ocariz explique aussi qu’une interprétation authentique des textes conciliaires ne peut être faite que par le magistère de l’Eglise. Il admet cependant que des espaces légitimes de liberté théologique existent et permettent d’expliquer «la non-contradiction avec la Tradition de certaines formulations présentes dans les textes conciliaires». (apic/imedia/ami/nd)

2 décembre 2011 | 14:18
par webmaster@kath.ch
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