Rome: Le chef de l’Eglise anglicane et le pape se rencontreront le 21 novembre prochain

Un travail œcuménique de longue date

Rome, 1er novembre 2009 (Apic) Le chef de l’Eglise anglicane, l’archevêque de Canterbury Rowan Williams, rencontrera Benoît XVI au Vatican le 21 novembre 2009, a indiqué à l’agence de presse Imedia le Père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, dans la soirée du 30 octobre. Cette rencontre, précédemment annoncée par l’hebdomadaire catholique britannique The Tablet, sera la première entre les deux leaders religieux depuis l’annonce par l’Eglise catholique, le 20 octobre dernier, de la prochaine création à travers le monde de structures canoniques sous forme d’›ordinariats’ (diocèses) visant à accueillir les fidèles de tradition anglicane ayant demandé à obtenir la pleine communion avec Rome.

Venant à Rome afin de participer aux cérémonies marquant le centenaire de la naissance du cardinal hollandais Johannes Willebrands (1909-2006), pionner de l’œcuménisme, le chef de l’Eglise anglicane rencontrera ainsi Benoît XVI au Vatican le 21 novembre en fin de matinée. Cette rencontre interviendra un mois après l’annonce par Rome de sa décision d’accueillir les fidèles anglicans en rupture avec leur Eglise et qui frappent à sa porte. Le pape devrait ainsi publier début novembre une Constitution apostolique permettant la création de structures canoniques catholiques visant à accueillir des groupes de fidèles, leurs prêtres (même mariés) et leurs évêques.

Un signe positif

Interrogé par l’agence Imedia, le «porte-parole» du Vatican a soutenu que cette nouvelle rencontre entre les deux hommes avait «une signification particulière». «Il est positif qu’ils puissent se rencontrer», a ainsi expliqué le Père Lombardi, jugeant qu’il s’agissait d’un «signe du bon dialogue existant entre les deux confessions chrétiennes», y compris après l’annonce romaine de récupérer un certain nombre de fidèles anglicans.

Rowan Williams, accusé dans ses rangs d’approuver un acte perçu comme une division de la Communion anglicane, a toutefois estimé, dans une déclaration conjointe avec le primat catholique de Grande-Bretagne, le 20 octobre dernier, que cette Constitution apostolique était «la conséquence» du dialogue œcuménique entre catholiques et anglicans engagé depuis 40 ans. «Le simple fait que nous répondions ensemble en dit long», avait-il souligné avant d’ajouter : «le travail œcuménique que nous menons de longue date forme une base solide entre nous, et nous voulons continuer».

Le chef de l’Eglise anglicane avait également expliqué qu’il ne considérait pas la décision de l’Eglise catholique comme un «acte d’agression» envers la Communion anglicane, mais comme une «coopération» et s’était réjoui, avec le primat de l’Eglise catholique de Grande-Bretagne, Mgr Vincent Nichols, archevêque de Westminster, de ce «dialogue officiel».

«Cela fait des années que certains groupes, comme par exemple la TAC (Traditional Anglican Communion, ndlr), ont approché les catholiques pour les rejoindre. D’autres, qui sont encore dans l’Eglise anglicane, y réfléchissent. Ce n’est pas un secret que le problème des femmes évêques est un sujet de controverse», avait encore précisé Rowan Williams.

Présentant à la presse la prochaine Constitution apostolique de Benoît XVI, le 20 octobre dernier, le cardinal William Joseph Levada, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, avait expliqué que les fidèles souhaitant rejoindre Rome étaient en rupture avec certaines Eglises anglicanes ayant fait le choix d’ordonner des femmes à la prêtrise ou à l’épiscopat, ainsi que des homosexuels, mais aussi le choix de bénir des unions homosexuelles. (apic/imedia/lb/js)

1 novembre 2009 | 07:54
par webmaster@kath.ch
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