Turquie: L’avion du pape François pour Ankara a décollé de Rome

Un voyage à portée géopolitique

Rome/Ankara, 28 novembre 2014 (Apic) L’avion qui doit mener le pape François en Turquie pour un voyage de trois jours a décollé de l’aéroport romain de Fiumicino le 28 novembre 2014 peu avant 9h30 (heure locale, GMT+1), a constaté l’agence I.MEDIA. Ce voyage à visée œcuménique et interreligieuse à Ankara puis Istanbul ne devrait pas manquer non plus d’une dimension géopolitique, aux portes du Moyen-Orient.

L’Airbus A320 de la compagnie italienne Alitalia avec à son bord un peu moins d’une centaine de passagers, dont 65 journalistes, est attendu à Ankara à 13h (heure locale, GMT+2) après 3h de vol. Dans l’avion, comme à l’accoutumée, le pape est accompagné de ses plus proches collaborateurs, de cérémoniaires et d’hommes de la sécurité – gendarmes du Vatican et gardes suisses -, mais aussi du cardinal secrétaire d’Etat Pietro Parolin et du substitut de la Secrétairerie d’Etat, Mgr Giovanni Angelo Becciu. Le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, et le cardinal suisse Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, sont également de ce voyage .

Rencontre avec le chef de l’Etat et du gouvernement

Arrivé à Ankara, comme le veut le protocole, le pape François se rendra d’abord au mausolée d’Atatürk (Mustapha Kemal, 1881-1938, fondateur de la Turquie moderne), avant la cérémonie de bienvenue et la visite de courtoisie au président de la République, l’islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan, élu en août dernier. Au palais présidentiel d’Ankara, le pape prononcera son premier discours sur le sol turc, avant de s’entretenir avec le nouveau Premier ministre, Ahmet Davutoglu. Il se rendra ensuite à la rencontre du président pour les Affaires religieuses, Mehmet Görmez. Le pape passera la nuit du 28 au 29 novembre à la nonciature d’Ankara et s’envolera le lendemain matin pour Istanbul.

Messager de paix

Au cours de ce voyage, le pape entend encourager la toute petite communauté catholique de Turquie, qui compte quelque 50’000 membres et lutte pour survivre dans un pays officiellement laïque. A Istanbul, entre Europe et Asie, le pape va d’abord rendre visite à son ›frère’ orthodoxe, le patriarche de Constantinople Bartholomée 1er.

Dans ce grand pays musulman, l’évêque de Rome va également chercher à resserrer le dialogue avec l’islam. Il visitera même, comme le fit Benoît XVI huit ans plus tôt, la mosquée bleue d’Istanbul.

Le pape François, dont le Vatican assure qu’il se rend en Turquie en «messager de la paix», ne pourra pas manquer d’évoquer les conflits en cours dans deux pays frontaliers: la Syrie et l’Irak, ainsi que dans le reste du Moyen-Orient. Il pourrait aussi ajouter une étape à son programme pour aller à la rencontre de quelques-uns des centaines de milliers de réfugiés accueillis en Turquie, dont le dernier afflux est le résultat des exactions des djihadistes du groupe Etat islamique (EI). (apic/imedia/ami/rz)

28 novembre 2014 | 10:00
par webmaster@kath.ch
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