Albanie: Derniers préparatifs à Tirana en vue de l’arrivée du pape François

Une agitation palpable

Tirana, 20 septembre 2014 (Apic) En plein cœur de la capitale albanaise, le 20 septembre 2014, les préparatifs vont bon train à la veille de la visite du pape François. Cette visite de moins de 12 heures sera intense et, au cœur de Tirana, l’agitation est palpable, comme l’a constaté l’agence I.MEDIA.

Voici un peu plus de 20 ans que l’Albanie n’avait pas accueilli un pape. Après Jean Paul II en avril 1993, au sortir d’un long hiver imposé par le régime communiste, le pape François vient encore conforter des catholiques albanais dont la foi est demeurée fragile et leur rappeler le témoignages des martyrs. Il vient également saluer, aux portes de l’Europe, un peuple champion de la coexistence interreligieuse, fort d’un nationalisme prégnant.

Au cœur de la capitale du ›pays des aigles’, où le pape va passer moins d’une douzaine d’heures, on s’active. Devant la cathédrale Saint-Paul, un édifice moderne consacré en 2002, des hommes déroulent un tapis rouge. Au-dessus de la porte, une immense banderole souhaite la bienvenue à «Papa Françesku». Des sœurs de la congrégation fondée par Mère Teresa observent avec amusement l’agitation fébrile autour de la cathédrale. Aux alentours, les policiers font en sorte de déplacer des voitures gênantes. 2’500 d’entre eux assureront la sécurité durant la visite pontificale.

Une messe entre des bâtiments du régime communiste

A la veille de la venue du pape, on s’active également sur la grande ›place Mère Teresa’ de Tirana où un podium blanc surmonté d’un toit circulaire a été monté devant l’imposant bâtiment de l’école polytechnique. C’est entre plusieurs bâtiments érigés par le régime communiste que le pape François va célébrer la messe le 21 septembre au matin. La foule se pressera sur le grand boulevard Dëshmorët e Kombit où se dresse, entre autres, le palais présidentiel. Arrivée de Rome par bateau, la papamobile attend derrière le palais son célèbre passager.

Là où se dressera l’autel, des hommes s’affairent pour poser une moquette au-dessous d’un immense crucifix. Devant une icône de la Vierge, une échelle témoigne qu’il reste encore du travail. D’immenses enceintes crachent du Michael Jackson, loin des cantiques prévus pour la célébration eucharistique. Des centaines de milliers de catholiques albanais sont attendus à la messe, ainsi que des pèlerins en provenance de Macédoine, du Monténégro et du Kosovo, mais aussi des orthodoxes et des musulmans.

Sur le grand boulevard, des employés municipaux déchargent des barrières pour délimiter l’espace où la foule des fidèles se pressera et le parcours prévu pour la papamobile. Tout au long du boulevard, d’immenses portraits des évêques et prêtres martyrs durant le régime communiste ont été accrochés. Sur un côté de l’immense avenue, la pyramide qui devait accueillir un musée à la gloire du dictateur Enver Hoxha est, pour sa part, à l’abandon. (apic/imedia/ami/rz)

20 septembre 2014 | 14:21
par webmaster@kath.ch
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