Une atteinte gravissime à la protection des réfugiés
Suisse: L’OSAR veut sauver la «procédure d’ambassade»
Berne, 13 décembre 2011 (Apic) L’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR) a fait savoir, dans un communiqué daté du 12 décembre 2011, qu’elle s’oppose à l’abolition de la «procédure d’ambassade», décidée le même jour par le Conseil des Etats, chambre haute de l’Assemblée fédérale suisse.
«L’abolition proposée de la ’procédure d’ambassade’ représente une atteinte gravissime à la protection des réfugiés», déplore l’OSAR. L’Organisation souligne que cette procédure permet de sauver régulièrement des vies et représente une pratique exemplaire en matière d’accès sûr à la procédure d’asile en Suisse. Des gens sans moyens financiers fuyant leur pays peuvent ainsi obtenir une protection.
L’OSAR souligne en outre que la «procédure d’ambassade» contribue à combattre les activités criminelles des passeurs et des trafiquants d’êtres humains. Elle est très peu coûteuse, vu que les réfugiés déposent leur demande dans leur pays d’origine.
Restriction de la notion de réfugié
Le souhait du Conseil des Etats de restreindre la notion de réfugié concernant la désertion et le refus de servir n’est pas bien perçu par l’OSAR. «Ces mesures engendreront de nouveaux problèmes, car la Suisse se retrouvera en dessous des standards de protection internationaux».
L’Organisation se félicite cependant de l’abandon de la «procédure compliquée» de non entrée en matière – à l’exception des cas Dublin – et de la priorité donnée aux demandes de mineurs non accompagnés. L’OSAR considère comme «vital» que ces jeunes soient fixés au plus vite sur leur situation, afin qu’en cas d’admission, ils puissent rapidement s’intégrer dans la société. (apic/com/nd)



