Une «charge inouïe, qui dépasse réellement toute capacité humaine»
Rome: Il y a 5 ans, Joseph Ratzinger était élu 265e pape de l’Eglise catholique
Rome, 19 avril 2010 (Apic) Le 19 avril 2005, en fin d’après-midi, le cardinal Joseph Ratzinger était élu 265e pape au terme du conclave ouvert la veille au Vatican en présence de 115 cardinaux électeurs, après le 4e scrutin. A 18h38, le cardinal protodiacre Jorge Medina Estevez était apparu à la loggia de la basilique Saint-Pierre pour annoncer aux fidèles le nom de leur nouveau pape, Benoît XVI.
Le 24 avril, lors de la messe d’inauguration de son pontificat, dans la basilique vaticane, Benoît XVI se définissait comme un «fragile serviteur de Dieu» devant assumer une «charge inouïe, qui dépasse réellement toute capacité humaine». «Mon véritable programme de gouvernement est de ne pas faire ma volonté, (…) mais, avec toute l’Eglise, de me mettre à l’écoute de la parole et de la volonté du Seigneur, et de me laisser guider par lui», avait en outre indiqué le pape au cours de son homélie.
Un «fragile serviteur de Dieu»
5 ans plus tard, le 19 avril 2010, de retour d’un voyage de 2 jours à Malte, Benoît XVI a partagé un déjeuner avec une soixantaine de cardinaux de la curie romaine dans la Salle ducale du Palais apostolique. Dans la matinée, Radio Vatican diffusait un bilan dressé par son directeur, le Père Federico Lombardi.
Aux yeux du directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, ces 5 années de pontificat ont été marquées «par le courage et la cohérence, malgré les tensions et les obstacles». Le porte-parole du Vatican a ensuite souligné que ce pape n’avait «jamais voulu faire briller sa propre lumière mais celle du Christ».
«Bilan fécond» du pontificat de Benoît XVI
Le Père Lombardi a alors égrené quelques-uns des éléments du «bilan fécond» du pontificat de Benoît XVI, tels que ses voyages, ses encycliques, «ses efforts pour renouer les rapports entre les hommes et Dieu, pour rétablir l’unité des chrétiens, pour venir en aide à une humanité désorientée par la crainte et l’incertitude, pour dialoguer avec la société». Et de regretter que ce bilan soit «brouillé par l’image caricaturale qu’on en donne trop souvent». (apic/imedia/cp/be)



