«Une condition obligatoire pour la compréhension de l’Europe»

Rome: Mgr Fisichella s’en prend à l’élite européenne qui refuse le christianisme

Rome, 29 octobre 2010 (Apic) Le président du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, Mgr Rino Fisichella, a regretté, le 28 octobre, que «dans le processus d’unification de l’Europe, tout soit déjà déterminé par une élite, sans impliquer directement les citoyens qui en sont les premiers acteurs». Les propos du prélat italien, qui intervenait à Rome lors d’une conférence sur le thème «Une Europe chrétienne?», ont été rapportés le même jour par «L’Osservatore Romano».

Alors que certains veulent construire une Europe indépendante du christianisme, Mgr Fisichella a affirmé que ce dernier était «une condition obligatoire pour une compréhension cohérente de l’Europe». Et de prévenir: «L’oubli des traditions par lesquelles les peuples se reconnaissent peut devenir une faute car il suppose que ce qui reste à construire doit s’imposer comme une rupture avec le passé».

Respecter les différences

«Il est superficiel, a en outre estimé le prélat, de penser qu’une monnaie unique puisse donner une identité et que l’échange d’étudiants par le projet Erasmus crée un sens d’appartenance». Ces instruments valides et utiles doivent être fondés, accompagnés et soutenus par un projet culturel respectueux des différences, selon Mgr Fisichella.

Par ailleurs, il estime que la crise permanente que vit l’Europe a pour origine un «court-circuit», qui empêche une communication entre la culture, la religion et la loi, «trois des principes fondamentaux pour toute civilisation». (apic/imedia/cp/lb/nd)

29 octobre 2010 | 09:02
par webmaster@kath.ch
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