Une décision sur la Fraternité saint-Pie X prise avant l’été ?
La réponse de Rome aux Lefebvristes est «entre les mains du pape»
Rome 20 février 2012 (Apic) La question du retour dans la pleine communion avec l’Eglise catholique de la Fraternité sacerdotale saint-Pie X (fsspx) est «entre les mains du pape», ont confié à I.MEDIA, le 20 février 2012, des sources proches du dossier. Alors que la phase de discussion avec les Lefebvristes est terminée, Benoît XVI devrait émettre prochainement un jugement final pour mettre un terme «avant l’été» aux discussions en cours depuis 2009 avec la Fraternité séparée de Rome.
Après avoir étudié la réponse de la Fraternité saint Pie X au «préambule doctrinal» qui lui avait été soumis à mi-septembre 2011, la Congrégation pour la doctrine de la foi attend désormais la décision de Benoît XVI. «La phase d’étude et de discussion est terminée et nous sommes arrivés au moment des décisions», indique t-on ainsi au Vatican en précisant que «tout est désormais entre les mains du pape qui devra exprimer un avis final».
Le 17 février, le cardinal français Jean-Pierre Ricard avait assuré que le «désaccord» entre Rome et les Lefebvristes était «acté». Dans une interview accordée à l’Agence France Presse, l’archevêque de Bordeaux, membre de la Congrégation pour la doctrine de la foi, avait affirmé que le pape «ne pouvait accepter que non seulement on refuse le Concile mais qu’on manifeste le refus de l’enseignement des papes successifs».
Début février, tout en se refusant à «claquer la porte» le premier et en faisant part de certaines avancées, Mgr Bernard Fellay, supérieur général de la Fraternité avait déclaré, lors d’un sermon aux Etats-Unis, qu’il ne signerait pas en l’état le préambule doctrinal proposé par Rome.
Pas de nouvelle commission de dialogue
«Nous n’attendrons pas six mois et, en ce sens, le cardinal Ricard a raison de dire que nous sommes arrivés à la conclusion», assure-t-on désormais à Rome, avant de préciser que «dans les semaines ou les mois à venir, avant l’été, il faudra conclure».
Après la décision du pape, la commission ’Ecclesia Dei’ en charge du dialogue avec la Fraternité communiquera à son supérieur général la réponse du pape et verra «s’il accepte ou non ce jugement». Mais, quoi qu’il arrive, assure-t-on encore à Rome, «il n’y aura plus besoin de commission d’étude, car le préambule doctrinal est le point final pour vérifier si l’on peut ou non parvenir à un rassemblement». (apic/imedia/ami/mp)



