France: Les étapes du voyage du pape en 2015 ou début 2016 sont encore à définir

Une délégation des évêques de France en visite au Vatican

Rome, 20 décembre 2014 (Apic) «Le pape veut venir en France, si possible en 2015, sinon début 2016», a assuré le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Georges Pontier, au terme d’une visite au Vatican, le 19 décembre 2014, lors d’une rencontre avec la presse. Venu avec la présidence de l’épiscopat, il avait présenté au pape François, le matin même, des thèmes autour desquels pourrait tourner cette visite apostolique, plutôt que des lieux précis.

«Nous n’avons pas proposé des étapes en termes de lieux, mais des thèmes d’attention qu’il nous paraîtrait intéressant de privilégier au cours de ce voyage», a précisé l’archevêque de Marseille, Mgr Georges Pontier, après sa rencontre avec le pape François. «Il s’agit de thèmes qui rejoignent les préoccupations du pape», a confié pour sa part Mgr Pierre-Marie Carré, archevêque de Montpellier et vice-président de la Conférence des évêques de France.

Mgr Pontier a assuré à quelques journalistes que l’on pouvait espérer un déplacement de trois jours en France et que le pape François avait réaffirmé son souhait de se rendre à Paris et à Lourdes, ainsi que dans «un endroit où aucun pape n’a été récemment».

De nombreux voyages en 2015

L’archevêque de Marseille a précisé que «2015 reste une éventualité» pour ce voyage mais que le pape François «a énuméré les huit ou neuf voyages qu’il devrait accomplir en 2015». Certains déplacements sont ainsi déjà fixés, comme le Sri Lanka et les Philippines en janvier, ou encore les Etats-Unis au mois de septembre. D’autres déplacements sont régulièrement évoqués. A l’occasion de sa visite aux Etats-Unis, le pape pourrait ainsi faire aussi étape au Mexique ou même à Cuba. Il n’est pas impossible qu’il se rende également à Avila (Espagne), probablement en août, mais aussi en Bolivie et au Paraguay durant le deuxième semestre. D’aucuns annoncent par ailleurs un déplacement du pape en Bosnie Herzégovine ou encore en Ouganda.

Il n’en demeure pas moins vrai que les évêques français ont soutenu que si le pape devait se rendre en France courant 2015, la date et les différentes étapes devraient forcément être arrêtées au plus vite, au regard du temps de préparation que nécessite un tel déplacement. Interpellé sur le risque d’un voyage trop proche de la campagne électorale en vue des élections présidentielles de 2017, Mgr Pontier a confié en souriant que «la campagne ne s’arrête jamais» et que «le pape ne vient pas voir que le gouvernement français, mais bien tous les Français et, parmi eux, les catholiques».

Au Vatican du 16 au 19 décembre, les responsables de l’épiscopat ont non seulement rencontré le pape François mais aussi une douzaine de responsables de dicastères de la curie romaine, travaillant avec eux sur les différents dossiers abordés lors de la dernière assemblée plénière de Lourdes. Il a notamment été question de la situation des chrétiens Moyen-orientaux en France, du dialogue interreligieux, des différentes initiatives autour de l’Année de la vie consacrée, ou encore du prochain Synode des évêques sur la famille d’octobre 2015.

A ce sujet, Mgr Pontier a assuré que chaque diocèse allait travailler «comme il le souhaite» sur les 46 questions envoyées par Rome, et même au-delà. Le travail de chaque diocèse sera discuté ensuite lors de l’assemblée plénière de l’épiscopat à Lourdes au mois de mars avant d’être synthétisé au niveau national pour offrir des réponses au Secrétariat général du synode des évêques, à Rome. (apic/imedia/ami/bb)

20 décembre 2014 | 09:30
par webmaster@kath.ch
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