Une édition du FIFF imprégnée d'une «notion de résistance»
Fribourg: 28e Festival International de Films de Fribourg, du 29 mars au 5 avril 2014
Fribourg, 28 mars 2014 (Apic) Le 28e Festival International de Films de Fribourg (FIFF), qui attend, cette année encore, plus de 35’000 spectateurs, ouvre ses portes le 29 mars en présence du conseiller fédéral Alain Berset. Le chef du Département fédéral de l’intérieur, dont dépend l’Office fédéral de la culture, un des sponsors du FIFF, est un habitué de l’événement. Il avait notamment ouvert le FIFF en 2009, alors qu’il était président du Conseil des Etats, la chambre haute du Parlement fédéral.
La Compétition Internationale longs métrages comprend douze films, venus d’Asie, d’Amérique latine, d’Afrique et d’Europe de l’Est qui concourront pour décrocher le «Regard d’Or». Ce Grand Prix d’une valeur de 30’000 CHF, doté par l’Etat de Fribourg (20’000 CHF) et la Ville de Fribourg (10’000 CHF), sera décerné par le Jury international. Pour cette 28e édition, les divers prix avoisineront un montant total de 71’500 CHF.
Récompenser ceux qui prennent des risques face à l’uniformisation du cinéma
Cette année, le FIFF accueille quelque 126 films, en provenance de 46 pays. Le Festival se considère comme «un abri» pour les auteurs, les producteurs et les distributeurs qui prennent des risques face à l’uniformisation du cinéma, note Thierry Jobin, directeur artistique du FIFF. Comme à l’accoutumée, le public pourra vibrer aux couleurs du monde, avec un accent mis sur la rébellion et la résistance, «car le meilleur du cinéma mondial de ces derniers mois semble dédié aux individus qui luttent».
Ainsi, notent les organisateurs, cette année, le FIFF sera imprégné de cette notion de résistance autant dans les films de la Compétition Internationale que dans les sections parallèles, à commencer par l’Hommage au cinéma iranien qui sera repris par le Festival International d’Edimbourg ainsi que, nouveauté, par la TIFF Cinematheque, extension du Toronto International Film Festival.
En ouverture, «A Prayer for Rain», sur la catastrophe de Bhopal
Le Festival ouvre ses portes samedi avec la projection du film d’ouverture «A Prayer for Rain», une production indienne qui revient sur la catastrophe de Bhopal – l’explosion d’une usine d’une filiale de la firme américaine Union Carbide en 1984 – qui avait fait officiellement plus de 7’500 morts, mais trois fois plus selon les associations de victimes. Ce film, notent les organisateurs, résonne parfaitement avec les thèmes de catastrophes, de crises et de résistances qui feront le FIFF 2014.
Nouveauté cette année, une Compétition Internationale départagera 18 courts-métrages issus de 15 pays, parmi lesquels des films africains (du Nigeria, Kenya et Sénégal – alors qu’il n’y avait pas de films africains en compétition l’année dernière), une œuvre du Bhoutan et un court métrage irakien. Autant de pays qui n’ont que rarement eu accès à la distribution internationale. (apic/com/be)



