Rome: Le porte-parole du Vatican évoque ›l’héritage précieux’ du cardinal Martini

Une émotion bien au-delà du très grand diocèse de Milan

Rome, 31 août 2012 (Apic) «La mort du cardinal Carlo Maria Martini est un événement qui suscite une grande émotion bien au-delà du très grand diocèse de Milan, qu’il a gouverné pendant 22 ans», écrit le Père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, à l’annonce du décès du cardinal italien le 31 août 2012. Le «porte-parole» du Vatican évoque «l’héritage précieux» que représente l’enseignement de ce grand exégète qui fut à la tête de l’archidiocèse de Milan de 1979 à 2002.

«Avec sa parole, ses nombreux écrits, ses initiatives pastorales innovantes, il a su témoigner et annoncer efficacement la foi aux hommes de notre époque», écrit le père jésuite, tout comme le cardinal Martini. Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège assure que l’ancien archevêque de Milan avait su obtenir «l’estime et le respect de proches et lointains, en inspirant de nombreux confrères dans l’épiscopat dans l’exercice de leur ministère partout dans le monde».

«La formation et la personnalité de Martini étaient celles d’un jésuite spécialiste de l’écriture», rappelle le Père Lombardi avant d’affirmer que «la Parole de Dieu était un point de départ et le fondement de son approche envers tous les aspects de la réalité et de chacune de ses interventions».

Au service de l’un des plus grands diocèses du monde

Jean-Paul II, assure encore le jésuite, avait eu la «courageuse intuition» de mettre à profit «la richesse culturelle et spirituelle de celui qui jusque-là avait été un homme d’étude, recteur de l’Institut biblique puis de la Grégorienne», en le mettant au service de l’un des plus grands diocèses du monde fin 1979.

Le Père Lombardi évoque le «style de gouvernement caractéristique» du cardinal Martini qui écrivait qu’un évêque «ne pense pas pouvoir guider efficacement ceux qui lui sont confiés avec la multiplicité des prescriptions et des décrets, avec les interdictions et les jugements négatifs». «Qu’il mise en revanche sur la formation intérieure, sur le goût et le charme de l’Ecriture Sainte, qu’il présente les motivations positives de notre action selon l’Evangile», écrivait le cardinal Martini, jugeant que l’évêque obtiendrait ainsi «bien plus qu’avec des rappels rigides d’observation des normes».

Il s’agit d’un «héritage précieux» sur lequel il faut «réfléchir sérieusement lorsque l’on cherche les voies de la ›Nouvelle évangélisation’», conclut le Federico Lombardi. (apic/imedia/mm/ami/bb)

31 août 2012 | 18:14
par webmaster@kath.ch
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