Rome: L’ancien directeur de la Banque du Vatican veut dire sa vérité au pape François

Une éviction advenue de façon «injuste et brutale»

Rome, 10 janvier 2014 (Apic) L’ancien directeur de l’Institut des œuvres de religion (IOR), Ettore Gotti Tedeschi, souhaite rencontrer le pape François pour lui raconter sa «vérité» sur les évènements qui ont conduit à son limogeage, en mai 2012. Dans une interview publiée par le quotidien italien Il Messaggero le 10 janvier 2014, l’ancien directeur de la Banque du Vatican réaffirme qu’il a toujours travaillé «de façon droite et transparente».

Ettore Gotti Tedeschi voudrait pouvoir rencontrer le pape. «Je lui demanderais d’écouter ce que j’ai à raconter, même en confession s’il juge cela nécessaire. Je voudrais être sûr qu’il connaisse ma vérité», affirme-t-il ainsi au quotidien italien. L’ancien président de l’IOR est revenu sur son éviction advenue selon lui de façon «injuste et brutale».

Cette figure de premier plan de la finance italienne fait également référence à l’année «des grands évènements» qu’a été 2013, au cours de laquelle de grandes réflexions ont été imposées, concernant notamment la question de la transparence financière. Aux yeux d’Ettore Gotti Tedeschi, cette réflexion est amenée à se poursuivre «de façon cohérente» avec le pape François, dans la ligne de ce qui avait été amorcé lorsqu’il avait été appelé en 2009 par Benoît XVI pour diriger l’IOR.

Beaucoup de choses n’ont pas encore été dites

Sur les évènements qui ont mené aux différents problèmes de la Banque du Vatican et à son limogeage, l’ancien directeur affirme que «beaucoup de choses ont été dites, mais beaucoup d’autres pas encore». «Je suis sûr que le pape fait son possible pour comprendre au mieux la succession de ces évènements», précise-t-il, avant de rappeler qu’il a toujours servi l’Eglise avec «loyauté et honnêteté».

Son limogeage, survenu de façon subite et inhabituelle dans un milieu policé comme celui du Vatican, a représenté pour lui un «tremblement de terre», un «tsunami», pas uniquement d’un point de vue professionnel, mais surtout humain, confie encore Ettore Gotti Tedeschi. En mai 2012 le conseil de surintendance de l’IOR avait voté une motion de défiance à l’égard du directeur «pour des raisons objectives, relatives à la gestion de l’institut». «Je suis serein, j’ai toujours servi l’Eglise, et continuerai à le faire», poursuit Ettore Gotti Tedeschi. «En conscience, insiste-t-il, je peux affirmer que j’ai toujours travaillé de façon droite et transparente, pour le bien de l’Eglise». (apic/imedia/mb/mm/bb)

10 janvier 2014 | 16:51
par webmaster@kath.ch
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