Gabon: L’Eglise catholique dénonce une usurpation régulière de son identité

Une fausse Eglise découverte à la périphérie de Libreville

Libreville, 7 septembre 2014 (Apic) L’Eglise catholique au Gabon dénonce l’usurpation fréquente de son identité et de celle de ses prélats, ainsi qu’une imitation de ses ornements et vêtements liturgiques. Elle prend en exemple une «Eglise catholique apostolique romaine traditionnelle» s’affichant comme une émanation des missionnaires franciscains de la région du Gabon.

Dans une note publiée sur son site www.eglisecatholique.ga, l’Eglise catholique dénonce plusieurs cas de fausses structures, utilisant les vocables de l’Eglise catholique, dont cette communauté découverte dans la périphérie de Libreville, la capitale.

«Toutes ces attaques régulières, à travers notamment ces tentatives d’usurpation (…) sont pour tromper les fidèles qui cherchent refuge au sein de l’Eglise catholique apostolique romaine, ayant à sa tête le Vicaire du Christ, le Pape, Successeur de Saint Pierre», dénonce l’Eglise au Gabon.

Le gouvernement combat l’émergence des Eglises nouvelles

On ignore si ces actes de tricherie sont liés ou non, à la récente décision du gouvernement gabonais, d’assainir le milieu des Eglises chrétiennes dans le pays. Le 1er août dernier, le ministre de l’Intérieur Guy-Bertrand Mapangou a annoncé la suspension des autorisations de création d’Eglises nouvelles dans le pays, et la dissolution leurs fédérations. Lors d’une rencontre avec les responsables des communautés pentecôtiste, charismatique et de réveil, il a justifié cette décision, par la pollution sonore que provoquent ces sectes chrétiennes dans les quartiers populaires comme dans les quartiers résidentiels, le caractère illégal de leurs activités, le manque de formation religieuse de leurs dirigeants. Les centres de formation qu’ils ont créés ne sont pas agréés par les autorités compétentes.

Selon les estimations officielles, il y a 300 Eglises nouvelles en activité au Gabon. 114 parmi elles n’ont jamais eu d’autorisation du ministère de l’Intérieur, et exercent, de ce fait, leurs activités en toute illégalité. (apic/ibc/bb)

7 septembre 2014 | 14:26
par webmaster@kath.ch
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