Rome: La croix, signe lumineux d’amour pour Benoît XVI
Une femme rédige les méditations du Chemin de croix
Rome, 23 avril 2011 (Apic) Benoît XVI a affirmé que la croix du Christ traduisait l’amour suprême de Dieu au terme du Chemin de croix qu’il présidait au Colisée, au cœur de Rome, dans la soirée du 22 avril 2011.
«Regardons bien cet homme crucifié entre la terre et le ciel, contemplons-le avec un regard plus profond, a affirmé le pape au terme de la Via Crucis, et nous découvrirons que la croix n’est pas le signe de la victoire de la mort, du péché, du mal, mais le signe lumineux de l’amour».
«La croix nous parle de l’amour suprême de Dieu, a poursuivi Benoît XVI, et nous invite à renouveler aujourd’hui notre foi dans la puissance de cet amour, à croire que, dans toutes les situations de notre vie et de l’histoire du monde, Dieu est capable de vaincre la mort, le péché, le mal, et de nous donner une vie nouvelle».
«Fixons notre regard sur Jésus crucifié et demandons-lui dans la prière: Seigneur, illumine notre cœur pour que nous puissions te suivre sur le chemin de la croix, fais mourir en nous l’homme ancien, lié à l’égoïsme, au mal, au péché, et fais de nous des hommes neufs, des hommes et des femmes saints, transformés et animés par ton amour», a conclu le pape.
Auparavant, en présence de quelques milliers de fidèles, le pape avait suivi, depuis un promontoire situé sur le Mont Palatin face au Colisée, les 14 stations du Chemin de croix.
Comme à l’accoutumée, la croix avait été portée en procession depuis le Colisée par le cardinal Agostino Vallini, vicaire du pape pour le diocèse de Rome, et par une série symbolique de porteurs : une famille de Rome, un malade en chaise roulante accompagné de deux brancardiers, deux moniales augustiniennes, deux frères de la Custodie de Terre sainte, une famille éthiopienne, un frère franciscain égyptien, ainsi qu’une jeune Egyptienne.
L’ingénuité des petits et des faibles
Pour la première fois depuis le début de son pontificat, Benoît XVI avait confié à une femme, une religieuse contemplative, la rédaction des méditations de cette Via Crucis. Dans ce texte, la sœur Maria Rita Piccione, du monastère augustinien des Quatre-saints-couronnés, a déploré que le regard de l’homme soit incapable d’aller «au-delà des rides de l’Eglise». Elle a aussi évoqué l’heure des ténèbres, lorsque «le désordre du cœur entame l’ingénuité des petits et des faibles». La presse italienne y a vu une allusion au scandale de la pédophilie au sein du clergé.
La religieuse italienne a aussi regretté que l’homme n’arrive pas à «supporter avec patience les injustices et les adversités de cette vie, que le déroulement quotidien de sa vie le conduise à regarder en bas, vers son petit monde, entièrement pris par la gestion de son propre bien-être». Elle a évoqué «la persécution contre l’Eglise d’hier et d’aujourd’hui, qui tue les chrétiens au nom d’un dieu étranger à l’amour et qui porte atteinte à la dignité par des lèvres trompeuses et des paroles arrogantes». (apic/imedia/ami/amc)



