Fribourg: L’ancien official du diocèse a été réduit à l’état laïc

Une mesure prise en raison de la gravité de ses actes

Fribourg, 18 juin 2010 (Apic) Fernando Lamas Pereyra de Castro, ancien official du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, et ancien postulateur de la cause de Marguerite Bays, a été «réduit à l’état laïc» par le pape Benoît XVI. Cette mesure a été prise «en raison de la gravité des faits» qu’il a perpétrés.

La nouvelle est annoncée par l’évêché de Lausanne, Genève et Fribourg par le biais d’une communication officielle diffusée dans le bi-hebdomadaire «Evangile et Mission» du 16 juin. La mesure a été prise par le pape le 26 mai dernier.

Fernando Lamas a été condamné en 2008 pour escroquerie, abus de confiance et faux dans les titres. Lors du jugement, il a été établi que Mgr Lamas avait détourné 241’000 francs aux détriments de l’évêché, 112’000 francs à la Fondation Marguerite Bays et 134’000 francs qui étaient destinés à sa pupille. Donc, un total de 487’000 francs. Il a été condamné à 28 mois de prison dont 22 avec sursis, en plus de la réparation du dommage.

Autant son avocat, qui demande 24 mois avec sursis, que le ministère public, qui demande 30 mois de prison dont 12 fermes, ont recouru contre la sentence. Fernando Lamas comparaîtra le 29 juin prochain devant le Tribunal cantonal, qui examinera son recours contre la condamnation pénale.

Parallèlement à la procédure civile, Fernando Lamas avait refusé sa suspension de toute activité sacerdotale – la sanction maximale que peur prononcer un évêque – et avait porté l’affaire en octobre 2008 devant la Congrégation pour le clergé au Vatican. Non seulement le pape a approuvé la décision de l’évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, mais il a alourdi la peine en réduisant le prélat à l’état laïc.

Son avocat, Me Robert Assaël, a annoncé dans le quotidien fribourgeois «La Liberté» du 17 juin que son client ferait tout pour s’y opposer. Il s’est déclaré «choqué» par la sanction prononcée par la Congrégation pour le Clergé, sur la base d’un jugement pénal non définitif et attaqué par un appel. (apic/bb)

18 juin 2010 | 10:28
par webmaster@kath.ch
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