Une ’mort digne’ n’est pas celle que provoque un médecin

Rome: Le Professeur Cancelli définit ce qu’est une «mort digne»

Rome, 16 septembre 2011 (Apic) L’»Osservatore Romano» revient, en Une de son édition du 17 septembre 2011, sur l’affaire du médecin urgentiste de Bayonne en France, soupçonné d’avoir donné la mort mi-août à sept personnes en fin de vie. Le ’quotidien du Vatican’ dénonce les situations dans lesquelles la «qualité de la vie» semble être le seul critère de jugement.

Selon Ferdinando Cancelli, professeur de médecine à Rome, l’affaire du médecin urgentiste de Bayonne révèle «une mauvaise connaissance des principes de la médecine palliative, ainsi que la tentation de considérer la vie comme étant plus ou moins digne d’être vécue selon des caractéristiques et des capacités que l’on remarque chez une personne malade ou handicapée».

Dans les colonnes de l’»Osservatore Romano», le médecin de l’université catholique du Sacré-Cœur donne sa définition d’une «mort digne». «Il ne s’agit pas de celle qui est provoquée par un médecin qui veut abréger l’existence d’un malade, écrit-il, mais de celle vers laquelle le malade va lui-même, accompagné par ceux qui, en le soignant, ont pour seul objectif d’alléger ses souffrances, y compris avec de la morphine». Il s’agit, explique encore l’auteur de l’article, de suivre les principes éthiques et scientifiques de la médecine palliative.

En France, la mise en examen, mi-août du docteur Nicolas Bonnemaison, a relancé le débat sur l’euthanasie. Menacé de radiation par l’Ordre des médecins, le docteur Bonnemaison n’est pas incarcéré mais demeure sous contrôle judiciaire. Il soutient qu’il n’est pas «un militant de l’euthanasie» et entend expliquer ses gestes. (apic/imedia/ami/ggc)

16 septembre 2011 | 17:32
par webmaster@kath.ch
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