Rome: Le Vatican condamne le «suicide assisté» de la jeune Américaine Brittany

Une mort qui relance le débat sur l’euthanasie

Rome, 4 novembre 2014 (Apic) «Une profonde tristesse», une «absurdité». Les réactions du Vatican ne manquaient pas, le 4 novembre 2014, trois jours après le «suicide assisté» d’une Américaine de 29 ans atteinte d’un cancer du cerveau incurable, qui a relancé le débat sur l’euthanasie, aux Etats-Unis et en Europe.

Interrogé à ce sujet par l’agence de presse italienne Adnkronos, le président du Conseil pontifical pour la famille, Mgr Vincenzo Paglia, a estimé qu’il s’agissait d’une profonde tristesse et d’une grande défaite pour tous. De son côté, le président de l’Académie pontificale pour la vie, Mgr Carrasco de Paula, interrogé par l’agence de presse italienne Ansa, a qualifié le suicide assisté d’absurdité. «La dignité est autre chose que de mettre fin à sa propre vie», a-t-il poursuivi, avant d’ajouter: «nous ne jugeons pas les personnes, mais le geste en soi est à condamner».

Proches engagés

Brittany Maynard, 29 ans, avait annoncé quelques jours plus tôt dans une vidéo sur les réseaux sociaux son intention de mettre fin à ses jours. Sa tumeur avait été diagnostiquée en janvier dernier. Trois mois après, la jeune femme avait pris la décision de mourir, voyant que son cancer empirait. Elle s’était alors déplacée dans l’Oregon, un des cinq Etats des Etats-Unis autorisant le «suicide assisté» pour les malades en phase terminale. Brittany Maynard était soutenue par sa mère, son beau-père, son mari, tous engagés dans la campagne «Mourir avec dignité», défendue par l’organisation «Compassion and choices». (apic/imedia/bl/rz)

4 novembre 2014 | 18:04
par webmaster@kath.ch
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