Fribourg: La formation pour la pastorale des funérailles et du deuil dans sa phase pratique
Une nécessité pour les Unités pastorales
Villars-sur-Glâne, 19 mars 2012 (Apic) A l’issue de leur formation théorique sur les funérailles et le deuil organisée par le vicariat épiscopal et le Conseil pastoral fribourgeois (CPa), une quarantaine personnes vont débuter leur stage dans les Unités pastorales. Lors de la dernière journée de formation, le 17 mars 2012 au Centre diocésain à Villars-sur-Glâne, Mgr Rémy Berchier, vicaire épiscopal, et l’abbé François-Xavier Amherdt ont rappelé l’importance de l’accompagnement des familles et du processus de deuil.
Lors de la cinquième et dernière journée de formation théorique, Mgr Rémy Berchier, vicaire épiscopal de la partie francophone du canton de Fribourg, a rappelé aux participants que les sujets abordés depuis le 21 janvier 2012 (approche anthropologique du deuil, écoute et communication, approche théologique, liturgie des funérailles, collaboration entre les divers acteurs impliqués dans le processus du deuil) sont autant d’outils fiables pour mieux accompagner le défunt et les personnes endeuillées comme le préconisent les recommandations du document » Pastorale du deuil et des funérailles» publié par le vicariat épiscopal et le Conseil pastoral fribourgeois (CPa), en octobre 2010.
Être attentif aux traces de Dieu dans la vie du défunt
Pour Mgr Berchier, «La résurrection du Christ est au centre de tout accompagnement des personnes en deuil. Il est donc essentiel que la résurrection nous habite. Qu’elle soit au sommet de notre foi. Cela ne s’acquiert pas du jour au lendemain, mais c’est tout un cheminement.» Le vicaire épiscopal invite les participants à soigner leurs attitudes aux côtés des personnes en deuil.
Mgr Rémy Berchier invite les participants à plus de coordination entre les acteurs des funérailles. » Vous serez sollicités le plus souvent après que le décès ait eu lieu. N’oubliez pas de recueillir des témoignages auprès des proches ou des personnes qui ont assisté le défunt durant ses dernières heures. Mettez en lumière les traces de Dieu, ainsi que les fruits de l’action de l’Esprit-Saint dans la vie du défunt. Ces éléments peuvent vous permettre de mettre en place des célébrations dignes et proches de la vie du défunt, à l’image de la veillée de prière qui peut devenir un moment de recueillement et un lieu de créativité liturgique» conseille-t-il. Mgr Berchier invite enfin les participants à avoir un lieu pour déposer toutes les émotions vécues dans les divers accompagnements.
La pastorale d’engendrement au cœur de l’accompagnement du deuil
De son côté, l’abbé François-Xavier Amherdt remarque que le deuil est un moment de vérité où se posent toutes les questions existentielles. «C’est un lieu de sentiments et d’émotions authentiques, qui réunit toutes les générations, les conditions sociales et toutes les convictions. D’où l’importance de saisir ce moment pour proposer une parole qui fait sens, donc en prise avec la réalité concrète dans sa multiplicité», affirme le professeur de théologie pastorale et pédagogie religieuse à l’Université de Fribourg. La proposition de la foi et l’engendrement à la vie nouvelle doivent ainsi marquer la pastorale des funérailles qui comporte à la fois l’accompagnement fraternel du mourant, l’accueil de la famille et le témoignage de foi en Jésus-Christ mort et ressuscité.
C’est un lieu d’espérance où «passer l’Evangile» à travers différentes postures. Il faut être là, au bon moment, pour annoncer une parole de vie qui sonne juste. Adapter les attitudes et respecter le défunt et les personnes endeuillées. Aborder les personnes avec compassion. » Dire une parole que vous aimeriez entendre si vous étiez dans la même situation de deuil», propose-t-il. Accueillir la diversité des situations et des convictions des demandeurs tout en favorisant une compréhension chrétienne de la mort et en osant témoigner de la foi en la vie éternelle.
Le témoignage de Sr Marlyse Cantin, qui a pendant de longues années animé l’association » Jusqu’à la mort, accompagner la vie» (JALMAV), a été un moment fort de cette journée. Elle a partagé autour de l’expérience pilote menée depuis 2007 dans l’Unité pastorale de Notre-Dame de Compassion qui a notamment inspiré les orientations cantonales.
La période de stage s’étendra jusqu’au 20 juin 2012, date à laquelle une séance de bilan réunira les participants au Centre diocésain. Ils recevront officiellement le mandat du vicariat à l’automne au cours d’une liturgie devant leurs communautés respectives. (apic/elom/mdm/js)




