Fribourg: Rebondissement dans la succession de Mgr Genoud à la tête du diocèse de LGF

Une nouvelle liste de trois candidats élaborée

Fribourg, 12 janvier 2011 (Apic) Rebondissement dans la succession de Mgr Bernard Genoud à la tête du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg (LGF). La Radio Suisse Romande (RSR) a révélé, le 12 janvier, qu’une liste de trois nouveaux candidats pressentis pour la succession de Mgr Bernard Genoud avait été lancée. L’information selon laquelle une première liste de trois «papables» a été «étoffée», a été confirmée à l’Apic par le prévôt de la cathédrale Saint-Nicolas, Claude Ducarroz.

Selon une information dévoilée par la RSR et confirmée par le prévôt Ducarroz, la procédure de consultation entreprise par le nonce apostolique en Suisse, Mgr Francesco Canalini – l’ambassadeur du Saint-Siège chargé de préparer les dossiers de candidatures – vient de connaître un rebondissement.

Selon la procédure habituelle, une liste de trois noms a été récemment déposée sur le bureau du nonce, après une série de consultations et d’auditions, qui avait débuté suite à la mort de l’évêque, fin septembre 2010. Or, le 6 janvier dernier, une nouvelle procédure incluant trois nouveaux candidats a été lancée. Une tournure pour le moins inattendue, qui impliquerait, selon les informations de la RSR, que la première liste soit «temporairement» mise de côté.

«No comment» à l’évêché

Contacté par l’Apic, le vicaire épiscopal Nicolas Betticher a déclaré que, d’entente avec Mgr Farine, administrateur du diocèse depuis le 26 septembre dernier, il ne ferait aucun commentaire sur cette information et renvoie à la nonciature à Berne. Cette dernière n’a pas pu être jointe. Etonné par cette nouvelle, le chanoine Ducarroz essaie de comprendre le pourquoi de cette «autre manière de faire». Même s’il estime que c’est «difficile à expliquer», le prévôt de la cathédrale de Fribourg émet deux hypothèses personnelles, dont il a fait part à l’Apic.

La première est que la nonciature estime que la liste doit être étoffée et que d’autres personnes, tout aussi méritantes, «ont surgi dans la première consultation et doivent être prises en considération». La seconde est que l’on préparerait une double nomination: «Comme dans le cas de Mgr Mamie, en 1970, qui avait été nommé en même temps que son évêque auxiliaire Mgr Bullet», rappelle le chanoine Ducarroz. Un tel cas de figure interviendrait notamment si Mgr Farine devait accéder à la plus haute fonction à la tête du diocèse de LGF.

Un «candidat inattendu»?

En outre, le prévôt Ducarroz ne croit pas que la nonciature ait voulu écarter certains cadres de l’Eglise, ayant eu à gérer les «pénibles affaires» de pédophilie qui ont secoué l’épiscopat de Mgr Genoud. «Ces gens n’ont pas démérité», souligne-t-il. S’il écarte l’idée d’une compétition entre certaines personnes, le chanoine Ducarroz n’exclut pas que l’on recherche un «candidat inattendu», tout en rappelant que le futur évêque devra bien connaître le diocèse et être bien accueilli par ses confrères et les fidèles. «Il devra aussi être ouvert à l’oecuménisme et ça, c’est une dimension très importante», conclut-il. (apic/rsr/pb/nd)

12 janvier 2011 | 16:38
par webmaster@kath.ch
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