Depuis un siècle, sainte Thérèse de Lisieux tient une place de premier rang dans la vie spirituelle, non seulement dans les séminaires et les maisons religieuses, mais aussi dans les groupes de laïcs, dans les associations, dans les mouvements et dans les familles. Au-delà même des limites de la chrétienté, elle est, pour qui est parvenu à la connaître, un témoignage authentique de vie.
Une place de premier rang
Ce n’est pas un hasard si un metteur en scène athée, M. A. Cavalier, a réalisé son chef-d’oeuvre, «Thérèse», en la présentant sur les écrans. La jeune fille, petite et fragile, qui a passé les dix dernières années de sa brève vie (née en 1873, elle mourut en 1897), enfermée dans un couvent de clôture, pour prier et travailler, est devenue la patronne de toutes les Missions et des missionnaires répandus dans le monde.
Sainte Thérèse de Lisieux, (dont le nom vient du lieu où se trouve son carmel), Thérèse Martin pour l’état civil (elle naquit à Alençon), connue dans le monde entier comme sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, a été proclamée Docteur de l’Eglise le 19 octobre, Journée Mondiale des Missions, par Jean Paul II. Au couvent, elle pria, elle travailla, elle écrivit. Son autobiographie, parue en 1898 sous le titre «Histoire d’une âme», a été traduite en 80 langues et imprimée à des millions d’exemplaires. Elle fut béatifiée en 1923; deux ans plus tard, elle fut canonisée, déclarée sainte; en 1927, elle fut proclamée patronne des Missions. En quelques années, comme l’écrivait Pie XI, s’était déchaîné un «ouragan de gloire».
Docteur de l’Eglise: quelle en est la signification? Jusqu’au Concile Vatican II, il y avait 30 Docteurs de l’Eglise: 20 évêques, 9 prêtres, un diacre auquel l’Eglise attribuait des mérites particuliers dans l’exposition de la foi. On a choisi comme Maîtres de la foi des personnes qui se distinguaient par leur sainteté et par l’enseignement écrit qu’ils avaient laissé, mais aussi par leur influence importante et par la diffusion de leur doctrine. En Orient, ce sont: saint Athanase (+ 373), saint Basile (+ 379), saint Grégoire de Naziance (+ v.390), saint Jean Chrysostome (+ 407). En Occident, ce sont: saint Ambroise (+ 397), saint Jérôme (+ 420), saint Augustin (+ 430), saint Grégoire le Grand (604). A ces maîtres de la Tradition chrétienne, l’Eglise en a ajouté d’autres: saint Anselme (+ 1109), et saint Thomas d’Aquin (+ 1274).
En 1970, Paul VI ajouta à cette liste deux femmes: sainte Thérèse d’Avila (+ 1582) et sainte Catherine de Sienne (+ 1380). (apic/fides/ba)



