Une plus grande insertion ecclésiale et davantage d’engagement social
«Cette session d’été est une occasion unique de rencontre, de prière, de collaboration entre tous les acteurs de la liturgie en France… La liturgie n’est-elle pas, par nature, un lieu et un temps privilégiés de rencontre et de communion en Eglise?», explique «L’Emmanuel». Comme pour désamorcer par avance les critiques de ceux qui sont prompts à dénoncer l’insuffisante insertion ecclésiale du Renouveau. «On ne peut nous reprocher cela. Nous allons nous retrouver à Rome en septembre pour un colloque sur la participation des communautés nouvelles à la mission apostolique de l’Eglise. C’est dire si c’est notre souci. Nous ne sommes pas là pour boucher des trous, mais nous acceptons volontiers de nous mobiliser dans les diocèses et les paroisses, si l’on respecte un tant soit peu notre charisme propre.»
Une progression fulgurante, malgré certaines réticences épiscopales
Exemple: les prêtres de «L’Emmanuel» se regroupent à deux ou trois. Là où ils interviennent, ils peuvent mobiliser entre 40 et 50 laïcs, ce qui n’est pas rien. Si les membres du Renouveau forment aujourd’hui un quart des réseaux d’Eglise, cette proportion pourrait bien être d’un tiers d’ici 5 ans, puis, à terme, de la moitié, constate Hervé Cotta. Et de regretter que certains évêques soient encore animés par un sentiment de suspicion vis-à-vis du Renouveau.
«Pour les organisateurs des dernières JMJ à Paris (Journées Mondiales de la Jeunesse), «L’Emmanuel» n’était pas vraiment en odeur de sainteté. Mais les choses ont évolué et pour les JMJ de Rome, nous mobilisons près du tiers de nos équipes dans les relais diocésains et régionaux, là où on prend en compte notre savoir-faire et notre charisme comme à Bruxelles, Paris et dans plusieurs diocèses», souligne-t-il.
Coordinateur de l’instance de communion du Renouveau charismatique catholique, le père Michel Santier souligne de son côté: «La grâce de Pentecôte ne conduit pas à s’enfermer dans la chambre haute mais à évangéliser, pas seulement dans la rue mais aussi en étant présent dans les paroisses, les aumôneries, auprès des plus pauvres… Les initiatives foisonnent. La situation ecclésiale des communautés comme des groupes de prière est devenue paisible. On ne peut plus dire que les membres du Renouveau sont désincarnés ou désengagés. De plus en plus ils cherchent à être présents là où se vivent les grands enjeux de la société.» (apic/jcn/be)




