Rome: La maternité est devenue un ’désir réprimé’ en Occident
Une situation dramatique
Rome, 12 avril 2012 (Apic) Si le sexe est devenu «presque une obligation, un devoir social», la maternité est pour sa part un «désir réprimé, caché, surtout pour les jeunes femmes», regrette «L’Osservatore Romano» du 12 avril 2012.
Quelques semaines après la sortie du film «Dix-sept filles», l’historienne Lucetta Scaraffia constate dans un éditorial qu’aujourd’hui, la maternité est devenue «le désir réprimé, caché, surtout pour les jeunes femmes». «Pendant de nombreuses années, l’éros a été considéré dans les cultures occidentales comme un désir interdit et réprimé, et donc le plus intense. Mais aujourd’hui de nombreux signaux nous disent que quelque chose est en train de changer à cet égard», constate l’historienne Lucetta Scaraffia.
Par conséquent, «même dans les familles, les enfants sont rares et donc convoités et, partout, la contribution vivifiante de leur émerveillement, de leur énergie vitale vient à manquer», regrette-t-elle, parlant de «situation dramatique».
Le film «Dix-sept filles»
Dans le film français «Dix-sept filles», une lycéenne de dix-sept ans tombe enceinte. Elle décide de garder son enfant «pour changer quelque chose dans sa vie vide d’affection et de stimulations, sans perspectives», précise Lucetta Scaraffia. Seize de ses amies choisissent d’avoir un enfant «pour vivre ensemble un rêve, une utopie de vie commune».
Le film montre bien «le mystère et la puissance de la procréation, la part d’énergie et de vitalité que ce miracle réussit à donner, y compris à un groupe humain si désespéré et vide», se félicite la journaliste. (apic/imedia/cp/ggc)



