Zurich : L'évêque de Coire condamne le projet de messe oecuménique

Une telle célébration est un obstacle à la pleine communion

Coire, 27 juin 2013 (Apic) L’évêque de Coire a condamné, le 27 juin 2013, le projet de célébration eucharistique œcuménique à laquelle doivent participer samedi deux prêtres catholiques, deux pasteurs réformés et un prêtre orthodoxe dans la chapelle des Lazaristes de Gfenn, près de Düdendorf (ZH). Il considère comme un affront cette initiative lancée par deux religieux, un capucin et un jésuite. De leur côté les ordres religieux concernés n’ont pas fait de commentaire.

Dans un courriel adressé aux collaborateurs du diocèse, Mgr Vitus Huonder rappelle que le ‘Directoire pour l’application des principes et des normes sur l’œcuménisme’, de 1993, indique clairement que la célébration de l’eucharistie avec des ministres d’autres confessions n’est pas autorisée. Partant du principe que «la communion eucharistique est inséparablement liée à la pleine communion ecclésiale et à son expression visible» (no129) le pape Jean Paul II, tout en encourageant les célébrations œcuméniques, a prohibé la célébration commune de l’eucharistie. Une telle ‘concélébration’ n’est dans ce sens pas un moyen, mais plutôt un obstacle à la recherche de la pleine communion, relève Mgr Huonder.

Un affront pour l’évêque de Coire

Pour l’évêque de Coire, il s’agit en outre de prendre au sérieux les autres Eglises et communautés ecclésiales avec leurs différences sur les questions de foi, y compris celles qui demeurent sans réponse. Et cette tension fait partie de l’oecuménisme.

La lettre de l’évêque qualifie d’affront le projet de messe oecuménique. A ses yeux, une telle démarche créé bien davantage des dommages, car elle véhicule indirectement le message suivant : «Vos supérieurs vous l’ont interdit ? L’unité serait si simple. Nous devrions seulement chanter et prier ensemble. Cela serait plus que ce que vos représentants officiels ont pu atteindre.» Une célébration ne doit pas servir à diffuser des représentations ‘politiques’. Elle n’est pas non plus une ‘thérapie de groupe’. Elle ne peut être que l’expression d’une foi authentique, rappelle Mgr Huonder. (apic/gs/mp)

27 juin 2013 | 17:31
par webmaster@kath.ch
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