Cameroun : Lutte contre l’envahissement des nouvelles sectes

Une vingtaine d’églises fermées depuis une semaine à Bafoussam

Yaoundé, 19 juin 2013 (Apic) Une vingtaine d’églises de nouvelles sectes chrétiennes ont été fermées depuis le 13 juin à Bafoussam (ouest), troisième ville du Cameroun, après Yaoundé et Douala, a rapporté le quotidien Cameroon-Tribune le 18 juin. Les autorités administratives locales mènent une vaste opération coup de poing contre les lieux de culte clandestins dans la ville.

L’opération, qui vise à assainir la ville, est dirigée par le sous-préfet de Bafoussam I, Didier Bidja, accompagné du commissaire central de la capitale du Mifi, Gérard Aldjim. Certaines de ces églises fonctionnaient illégalement, depuis plus de 15 ans.

Pour le sous-préfet Bidja, les propriétaires de ces églises ne disposent «d’aucune obligation légale et se contentent de créer leurs églises». «En plus d’être clandestines, ces églises distillent des discours et doctrines qui mettent à mal la cohésion sociale», a-t-il ajouté.

De son côté, le pasteur Robert Sikati, dirigeant de l’une des églises fermées, a fustigé l’action des autorités administratives. «On ne peut pas limiter l’existence d’une église qui ne nuit pas à autrui et œuvre pour la paix, dans des tas de papiers. Surtout s’il faut sans cesse corrompre des fonctionnaires pour les obtenir», a-t-il fait remarquer.

En mars, la mort à Bamenda (nord-ouest), d’un adepte de 38 ans, d’une nouvelle secte chrétienne avait provoqué des émeutes. Ngong Harrison Ndeh, est décédé dans le temple de son église. (apic/ibc/bb)

19 juin 2013 | 16:58
par webmaster@kath.ch
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