Canada: Les évêques catholiques s’opposent au suicide assisté

Une vision déformée des droits à l’égalité

Ottawa, 2 juillet 2012 (Apic) Les évêques catholique du Canada ont réagi très négativement à une récente décision de justice de la Colombie-Britannique, à l’ouest du pays, favorisant le suicide assisté. Mgr Richard W. Smith, archevêque d’Edmonton et président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), a répété que «la vie humaine est un don de Dieu». Mgr J. Michael Miller, archevêque de Vancouver avait parlé, quant à lui, d’une décision «erronée et dangereuse».

«La Conférence des évêques catholiques du Canada a appris avec indignation la décision de la Cour Suprême de Colombie-Britannique», indique Mgr Richard W. Smith, archevêque d’Edmonton, dans un communiqué publié le 18 juin 2012.

La Cour Suprême de Colombie-Britannique avait déclaré, trois jours plus tôt, «inconstitutionnelle» l’interdiction du suicide assisté. Ce jugement résulte de l’acceptation par le tribunal de la demande d’une Canadienne de 63 ans, atteinte d’une maladie incurable, de pouvoir avoir recours à l’euthanasie active. La juge Lynne Smith a expliqué que comme le suicide n’est pas illégal en soi, une loi interdisant le suicide assisté enfreint l’article 15 de la Charte canadienne des droits et libertés.

Le cardinal J. Michael Miller, évêque de Vancouver, estime que ce jugement est le «triste reflet d’une vision déformée des droits à l’égalité, qui met l’accent sur l’autonomie humaine plutôt que sur la dignité et la valeur de la vie». «La position de l’Eglise catholique est claire sur cette question : la vie humaine est un don de Dieu».

Les expériences similaires dans le monde n’ont pas été concluantes, malgré les réglementations en vigueur «ignorées» et «finalement supprimées», souligne Mgr Miller. Il demande «instamment au gouvernement de faire appel de cette décision», qu’il considère comme «extrêmement erronée et dangereuse».

La CECC a indiqué qu’elle «fera un commentaire plus détaillé à une date ultérieure, une fois qu’il sera possible d’examiner le jugement de 395 pages». (apic/com/rz)

2 juillet 2012 | 17:43
par webmaster@kath.ch
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