«Unique expression de la parentalité»

Rome: L›Osservatore romano défend le mariage hétérosexuel

Rome, 13 janvier 2013 (Apic) «L›Osservatore romano» défend le mariage hétérosexuel comme unique expression de la parentalité. A la veille de la grande manifestation de défense de la famille traditionnelle organisée le 13 janvier 2013 à Paris, le quotidien du Vatican souligne qu›il est important, au regard du contexte actuel dans l›Hexagone, de marquer la différence entre les couples homosexuels et «l’institution familiale».

Dans un éditorial publié le 12 janvier 2013, Adriano Pessina, directeur du Centre de bioéthique de l›Université catholique du Sacré-Cœur, rappelle le caractère particulier de la parentalité en tant qu’expression du mariage hétérosexuel. «Le désir ou la volonté d’avoir des enfants ne suffit pas à constituer un droit», affirme le scientifique italien.

L›auteur de l›éditorial admet d›abord que les appréciations morales, psychologiques, religieuses, sociologiques, «si elles ne se transforment pas en offenses», peuvent être légitimement différentes et «elles doivent avoir droit de cité et de pleine expression».

«L’être humain, c’est le masculin et le féminin»

Mais, estime-t-il, le débat qui se développe actuellement en France, où des droits et devoirs de nature patrimoniale et en matière d’assistance sont garantis aux couples homosexuels, montre combien il est important d’établir une différence entre ces unions et l’institution familiale.

Adriano Pessina rappelle le caractère particulier de la parentalité en tant qu’expression du mariage hétérosexuel et il estime que le désir ou la volonté d’avoir des enfants ne suffit pas à constituer un droit. Au contraire, selon le scientifique, «il faut sauvegarder, comme accord avec les générations futures, la conservation sociale et culturelle de cette unité dans la différence entre le masculin et le féminin qui est une dimension constitutive de la condition humaine».

«L’être humain, c’est le masculin et le féminin», affirme-t-il encore dans «L›Osservatore romano». «La famille, avec ou sans enfants, poursuit-il, expérimente, dans l’union et la relation entre les différences, l’articulation complexe du fait que nous sommes des êtres humains».

La famille traditionnelle traverse une crise

Pour cette raison, et pas seulement pour des motifs biologiques, «la famille monogame constitue le lieu idéal où il faut apprendre la signification des relations humaines et elle représente le milieu non seulement social mais avant tout anthropologique où est possible la meilleure forme de croissance».

La crise que traverse actuellement la famille traditionnelle «n’est peut-être pas étrangère au fait que les personnes à orientation homosexuelle veulent construire un lien de couple de plus en plus semblable à celui de la famille, en revendiquant un droit à l’enfant et à l’adoption qui, en réalité, n’existe pour personne, pas même pour les couples hétérosexuels», analyse Adriano Pessina. Et de renchérir: «Les enfants ne sont pas des objets ou des outils de réalisation, ce sont des êtres humains». (apic/imedia/be)

13 janvier 2013 | 11:46
par webmaster@kath.ch
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