Les Eglises devront passer à la caisse
Uri: L’Etat ne veut plus financer l’enseignement confessionnel
Altdorf, 23 avril 2003 (Apic) Le canton d’Uri, en Suisse centrale, ne veut plus participer au financement des cours de religion confessionnels. Il appartient aux Eglises catholique et réformée d’assumer leur devoir financier, estime le gouvernement.
Un enseignement religieux scolaire sera cependant maintenu, mais dans le cadre d’une branche biblique ou «éthique et religion», a affirmé à l’Apic Peter Horat, secrétaire général de la direction de l’enseignement et de la culture à Altdorf. Les deux Eglises cantonales devront donc passer à la caisse si elles veulent maintenir un enseignement confessionnel.
Jusqu’à maintenant, le canton participait aux frais de l’enseignement prodigué par des catéchistes à raison de 240’000 francs par an. Les prêtres et pasteurs qui donnent la catéchèse dans les écoles sont quant à eux rétribués par leur paroisse.
Régime de séparation Eglises-Etat
La décision du gouvernement uranais ne constitue pas uniquement une mesure d’économie. Selon Peter Horat, elle est conforme au principe de séparation entre les Eglises et l’Etat. Une commission sera formée en mai, afin de mettre en application le nouveau régime. Il est probable que le financement de la catéchèse soit maintenu jusqu’à fin 2004, affirme encore le secrétaire général de la direction de l’enseignement et de la culture.
Ce régime de séparation Eglises-Etat peut aussi constituer une chance, estime René Trottmann-Gisler, directeur du service catéchétique et du rectorat de l’enseignement religieux, dans la «Neue Luzerner Zeitung». » Les tâches de l’école et celles de l’Eglise sont maintenant clarifiées», soutient-il, en jugeant la nouvelle situation comme un «défi», nécessitant un dialogue entre les écoles et les Eglises. (apic/gs/bb)




