Urs Altermatt: «Katholizismus und Antisemitismus Mentalitäten, Kontinuitäten, Ambivalenzen Zur Kulturgeschichte der Schweiz 1918-1945» Verlag Huber, Frauenfeld, Stuttgart, Wien, 1999, 414 p.
La Commission Bergier aurait dû être la Commission Altermatt
La Commission Bergier qui a mené à bien l’étude de la politique d’asile de la Suisse durant la deuxième guerre mondiale, aurait dû être la Commission Altermatt, indique Katharina Kerr dans l’édition du 2 décembre de la «Gazette juive». C’est en effet le professeur fribourgeois qui avait été d’abord pressenti pour présider cette commission. Mais la connaissance anticipée par Ruth Dreifuss d’un article de l’historien et député de l’alternative socialiste verte au parlement zougois Josef Lang, intitulé «L’antisémitisme catholique-conservateur dans l’histoire suisse. L’école fribourgeoise du professeur Altermatt, entre refoulement et minimisation» aurait finalement fermé la porte à Urs Altermatt.
La lecture de cet article, finalement publié au début 1997 dans la revue critique de gauche «Widerspruch» publiée à Zurich aurait poussé la conseillère fédérale Ruth Dreifuss à retirer sa voix à Urs Altermatt, proposé par le conseiller fédéral Flavio Cotti. Suite à cela, le professeur Altermatt aurait retiré sa candidature, laissant ainsi la place à Jean-François Bergier. Dans son article Josef Lang accusait le professeur Altermatt d’avoir systématiquement négligé la question de l’antisémitisme dans ses précédents ouvrages sur l’histoire de la mentalité des catholiques suisses. Aux yeux de Katharina Kerr, par ailleurs très louangeuse, la publication du nouveau livre d’Altermatt apparaît donc comme une réponse à ces critiques. (apic/gj/mp)



