Pas de soutien, mais des souhaits

Uruguay: Message des évêques à leur ex-confrère devenu président

Asunción, 10 août 2008 (Apic) Les évêques du Paraguay souhaitent «un changement authentique» dans le pays, dans un message adressé à leur ex-confrère Fernando Lugo, président élu à la tête du pays le 20 avril dernier.

«Le 20 avril dernier, un désir de changement a certainement été exprimé par la population qui a opté pour une nouvelle étape de la vie nationale. Personne ne doute de l’importance de mettre ces attentes en pratique, en éliminant de l’activité politique les erreurs et pratiques négatives, et de l’urgence d’adopter des mesures pour chercher le bien commun au-delà des intérêts personnels, familiaux, de groupes ou des partis», écrivent les évêques de la Conférence épiscopale du Paraguay.

Un message adressé en vue de l’investiture, le 15 août, du nouveau président, Fernando Lugo, ex-évêque du diocèse pauvre de San Pedro.

«Dans ce contexte nous souhaitons au gouvernement et à la population d’atteindre les objectifs d’un changement authentique», ajoutent les prélats dans la note publiée sur leur site internet. Ils rappellent que «Monsieur Fernando Lugo été membre de cette Conférence épiscopale, dont «il s’est éloigné de sa propre volonté et dispensé de l’état clérical par le pape Benoît XVI».

Les évêques ajoutent: «Il n’est pas nécessaire d’insister sur le fait que l’Eglise catholique ne s’identifie pas au nouveau gouvernement. Mais on ne répétera jamais assez que nous ne pouvons pas ne pas nous occuper du travail pastoral pour entrer en politique. Que ce soit clair, une fois de plus, l’Eglise tout comme l’Etat sont des institutions indépendantes et autonomes. Chacun travaille en faveur du peuple, et le fait en maintenant des relations respectueuses et cordiales. Ils collaborent entre eux et promeuvent réciproquement le bien-être de tous les hommes qui vivent sur le sol de cette patrie».

En renouvelant leur disponibilité à soutenir la politique du bien commun, «pour promouvoir la dignité et les droits des personnes et chercher un développement intégral du peuple et de ses communautés», les évêques confirment que «l’Eglise maintiendra, comme «elle l’a fait jusqu’ici», une attitude critique et constructive à l’égard des actes du gouvernement et continuera de faire en sorte que l’on écoute sa voix prophétique d’annonce et de dénonce.

Dans la mesure de sa compétence, elle exprimera ses propositions et offrira sa coopération, surtout sur les questions qui impliquent des solutions urgentes. (apic/misna/pr)

10 août 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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