Les recherches ne sont pas terminées

Uruguay: Pour la première fois, le gouvernement admet l’existence des disparus

Montevideo, 26 novembre 1997 (APIC) Pour la première fois, le gouvernement uruguayen a admis l’existence des disparus et reconnu «qu’on n’en avait pas fini avec les recherches» sur les lieux où ont été inhumées les personnes disparues durant la dictature militaire (1973-1985).

La loi dite de «Point final» adoptée par le Congrès en 1986 et la loi d’amnistie qui a suivi interdisent certes toute poursuite des tortionnaires. Il n’en demeure pas moins que les familles de disparus continuent de réclamer que les corps leur soient rendus.

Les Eglises et les associations de défense des droits de l’homme les soutiennent, estimant que c’est là une condition nécessaire à la réconciliation nationale. L’Eglise catholique a même proposé que, sous le secret de la confession, les responsables militaires indiquent les endroits où les disparus ont été enterrés.

Actuellement, l’Uruguay reconnaît officiellement 32 cas de disparition. Mais plus de cent Uruguayens réfugiés en Argentine ont également disparu. Le «Frente Amplio», parti de l’opposition, exige que les recherches des fosses communes clandestines soient entreprises dans les bases militaires. Mais le pouvoir exécutif brandit la Loi d’amnistie pour empêcher toute enquête. (apic/cip/pr)

30 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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