Les catholiques montent au créneau
Uruguay: Projet de loi incluant l’interruption de grossesse contesté
Montevideo, 21 octobre 2007 (Apic) Les législateurs uruguayens ont approuvé le 16 octobre un projet de loi sur la santé sexuelle et reproductive. Ils ont en revanche exclu le texte du chapitre faisant référence à l’interruption de grossesse.
Le projet de loi passera maintenant aux députés. Si ces derniers approuvent ce chapitre – qui concède aux femmes le pouvoir d’interrompre la grossesse avant les 12 semaines de gestation seulement sur la base de leur volonté -, le texte retournera aux sénateurs pour un autre vote.
Face à cette possibilité, les catholiques uruguayens se mobilisent. Le nouveau projet, intitulé «Projet de loi pour défendre le droit à la santé sexuelle et reproductive» compte 21 articles répartis en cinq chapitres. Les quatre derniers chapitres, qui comprennent les articles 9 à 21, traitent de la légalisation de l’avortement. L’article 9 légalise l’avortement lors des trois premiers mois de grossesse et l’article 12 élargit sans limites ce terme quand la grossesse représente un risque grave pour la vie et la santé de la femme.
Face à cette situation, une «Campagne pour le droit à naître en Uruguay» a été lancée. On y demande d’envoyer une lettre aux sénateurs en faisant relever les conséquences de l’approbation de cette loi.
L’Institut archidiocésain de bioéthique «Jean Paul II» a envoyé une lettre aux sénateurs en exposant les raisons pour lesquelles il considère actuellement inconvenant l’approbation de ce projet de loi qui «coûterait la vie à des enfants uruguayens innocents, et endommagerait le bien-être de la famille et de toute la société uruguayenne». (apic/fides/pr)



