France: L’ACAT dénonce de graves atteintes aux droits de l’homme au Honduras

Utilisation de gaz nocif par les putschistes contre les partisans de Zelaya

Paris, 1er octobre 2009 (Apic) L’ACAT-France exhorte la communauté internationale à prendre des mesures immédiates afin de restaurer l’ordre constitutionnel au Honduras et de permettant le retour au pouvoir du président élu.

L’ACAT-France condamne la violente répression exercée par les forces de l’ordre à l’encontre des populations civiles et des partisans du président déchu Manuel Zelaya, renversé par un coup d’Etat le 28 juin dernier.

Selon l’ACAT, les nombreuses organisations internationales des droits de l’Homme qui ont observé la situation sur place après le coup d’Etat dénoncent des violations permanentes et graves des droits humains. Elles constatent notamment des cas de disparitions forcées, de détentions arbitraires, des actes de torture et autres traitements inhumains et dégradants, l’usage abusif de la force pour réprimer des manifestations pacifiques, et des atteintes à la liberté d’expression et d’information avec, notamment, l’occupation militaire des locaux de certaines chaînes de télévision et des radios d’opposants politiques.

L’ACAT-France est particulièrement préoccupée par l’aggravation de la situation depuis le retour du président Zelaya au Honduras le 21 septembre dernier, réfugié depuis à l’ambassade du Brésil. Le gouvernement illégal a instauré l’état de siège et a suspendu les garanties constitutionnelles. «Les manifestations de soutien au président déchu ont été vivement réprimées et une centaine de personnes est toujours bloquée à l’ambassade du Brésil».

«Nous sommes particulièrement inquiets des informations qui font état de l’utilisation de gaz nocifs à l’encontre des personnes retenues dans l’ambassade», indique María-Cécilia Gómez, de l’ACAT-France.

Les putschistes ont rencontré en la personne du cardinal Maradiaga, archevêque de Tegucigalpa, président de Caritas internationalis, et de la Conférence épiscopale du Honduras des alliés de taille. Ces derniers ont en effet soutenu le coup de force opéré contre un gouvernement démocratiquement élu.

L’ACAT demande la restauration l’ordre constitutionnel dans le pays; la fin de la répression et de la violence exercée contre la population civile et la libération immédiatement toutes les personnes arrêtées arbitrairement; le respect des défenseurs des droits humains et de leur travail; de traduire devant la justice les éléments des forces de sécurité soupçonnés d’atteintes aux droits de l’homme lors des répressions des manifestations depuis le 28 juin 2009; l’indemnisation les familles des victimes. (apic/com/pr)

1 octobre 2009 | 14:18
par webmaster@kath.ch
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