Quelques centaines de milliers de francs par an

Vaduz : Le prince du Liechtenstein a aidé financièrement Mgr Haas lorsqu’il était à Coire

Vaduz, 14 février 1999 (APIC) Le prince Hans-Adam II du Liechtenstein, a soutenu financièrement Mgr Wolfgang Haas lorsqu’il était évêque de Coire. Quelques centaines de milliers de francs lui ont été versés chaque année, explique-t-il dans une interview parue samedi dans la «Südostschweiz». Une aide financière qui a cessé à la fin 1997, lors de la création de l’archevêché de Vaduz.

Au départ personne n’avait l’idée d’accorder un soutien financier à l’évêque de Coire, a souligné le prince. Hans Adam II dément catégoriquement les rumeurs selon lesquelles la maison princière aurait «financé» la nomination de Mgr Haas en tant que ressortissant du Liechtenstein . Quiconque connaît l’Eglise catholique sait bien qu’on ne peut pas influencer la politique du personnel du Saint Siège, même à coup de centaines de milliers de francs ou de millions, relève-t-il. En outre, Mgr Haas a été nommé évêque auxiliaire puis évêque de Coire encore du temps du prince Franz-Josef, père du souverain actuel.

Le soutien accordé par le prince à Mgr Haas est survenu lorsque l’opposition s’est radicalisée dans le diocèse de Coire dont la principauté était alors partie prenante. «J’ai ainsi versé chaque année quelques centaines de milliers de francs, jusqu’à son déplacement au Liechtenstein. J’ai pensé ainsi agacer encore plus les opposants et ceux qui avaient fait courir ce bruit.»

Le prince affirme n’avoir jamais pensé, pas même en rêve, vouloir s’immiscer dans les affaires de l’Eglise. Pour lui, ces bruits ont été répandus par des personnes qui voulaient faire du tort à Mgr Haas.

Hans Adam II ne s’est pour autant pas réjouit de la création de l’archidiocèse de Vaduz et de la nomination à sa tête de Mgr Haas. Consulté à ce sujet par Mgr Rauber en 1991, il avait alors expliqué que cette solution ne lui semblait pas bonne. Il estimait qu’une telle mesure ne satisferait ni les opposants, ni les adhérants à Mgr Haas. En outre il avait de la peine à admettre qu’il faille déplacer à peine installé le premier évêque de Coire originaire du Liechtenstein. «Nous avons finalement tous été surpris par la décision de Rome, Mgr Haas, le gouvernement et moi-même», conclut-il. (apic/so/wm/mp)

14 février 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
Partagez!