Vague d’arrestations de chrétiens «menaçant la sécurité de l’Etat»
Chine: Plusieurs groupes de catholiques et de protestants arrêtés par la police
Pékin, 26 août 2011 (Apic) L’Eglise catholique «clandestine» et les Eglises protestantes non officielles chinoises ont été victimes d’une vague d’arrestations arbitraires, dans les provinces septentrionales du Gansu et de Mongolie intérieure, a rapporté Eglises d’Asie (EDA), l’agence des missions étrangères de Paris (MEP), le 25 août 2011.
Plusieurs prêtres et laïcs, appartenant à l’Eglise «clandestine» de la province de Gansu, ont été arrêtés par la police dans le diocèse de Tianshui, a révélé l’agence AsiaNews. Parmi les catholiques appréhendés, l’évêque émérite de Tianshui, Mgr Casmir Wang Milu et l’administrateur apostolique du diocèse, le Père Jean-Baptiste Wang Ruohan. Tous ont été conduits dans des centres de détention.
Arrestations «préventives»
Au cours des derniers mois, les arrestations «préventives» de membres de l’Eglise «clandestine», soit l’Eglise fidèle à Rome, se sont multipliées. Le gouvernement chinois espère ainsi pouvoir imposer ses candidats «officiels» sur les sièges épiscopaux vacants du pays ou forcer des évêques à assister à des ordinations illicites, non reconnues par le Vatican. Tel serait le cas pour le siège épiscopal de Tianshui, indique EDA.
Depuis les ordinations réalisées par le gouvernement sans l’aval de Rome et les excommunications qui s’en sont suivies, les responsables de l’Eglise «officielle» en Chine ont annoncé que d’autres ordinations du même genre étaient prévues, dont sept dans un avenir proche.
Menace pour la sécurité de l’Etat
Le 26 juillet, une vingtaine de pasteurs et de laïcs appartenant à des Eglises protestantes «non enregistrées» au sein de l’officiel «Mouvement patriotique des trois autonomies» ont aussi fait l’objet d’arrestations, a rapporté le 25 août «China Aid Association», une ONG de défense de la liberté religieuse dans le pays. Les chrétiens participaient à une réunion à Wuhai, dans la province de Mongolie intérieure.
Six d’entre eux ont rapidement été relâchés en raison de leur âge et de leur état de santé. Les quinze autres ont été incarcérés pour «pratique d’un culte menaçant la sécurité de l’Etat». Sur place, la police a saisi aussi bien les Bibles que les tapis de sol sur lesquels étaient assis les participants. (apic/eda/nd)



